La Manif pour Tous sifflée par les lycéens de Nantes lors de la "journée de la jupe"

Ecrit par

L’initiative des lycéens nantais de créer une "journée de la jupe" s’est transformée en débat politique. Sans surprise, la Manif pour tous est venue contester cette décision devant le lycée Clemenceau de Nantes.

meltyCampus vous racontait cette initiative de lycéens nantais qui invitaient les étudiants à porter une jupe le 16 mai prochain à travers une campagne appelée "Ce que soulève la jupe". Le but ? Lutter contre le sexisme présent dans les écoles en mettant en place une initiative amusante pour faire réfléchir les étudiants sur ces discriminations sexuelles. Alors que cette idée, saluée par l’Académie de Nantes partait d’une initiative personnelle et unique, cette campagne est devenue polémique en atteignant même l’Assemblée. Selon certains politiques et opposants, cette journée est une dérive qui favorise la perte d’identité des enfants. Benoît Hamon, ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche veut remettre les choses au clair et affirme qu’il n’y a "aucune obligation faite aux lycéens" de porter la jupe ce vendredi. L’un des organisateurs, Arthur Moiné confirme cette idée et explique ce projet : "On part du principe qu’il y a un sexisme très important dans nos lycées. […] Le port de la jupe est proposé aux garçons mais ça peut être un kilt écossais, un pantalon par-dessous [ou un autocollant "je lutte contre le sexisme"], le but n’est pas de nier son identité sexuelle".

Hier, une centaine de militants de la Manif pour tous ont décidé d’agir face à cette "dérive" et ont manifesté devant le lycée Clemenceau de Nantes. La présidente de ce mouvement, Ludovine de la Rochère explique la raison de cette manifestation : "On arrive à des propositions déplacées, de mauvais goût, ce n’est pas le rôle de l’école d’aller sur des questions aussi personnelles". Loin de rester calmes devant autant de manifestants, les lycéens ont commencé à scander "pas de fachos dans les lycées", "Égalités" ou encore "Fachos dehors". Les policiers se sont invités à la "fête" pour contrôler l’agitation car la pause midi a été le lieu idéal pour relancer le débat. L’un des lycéens affirme : "on peut manifester contre le sexisme sans avoir d’arrière-pensée de théorie du genre. On se détache complètement du sujet d’origine et du but de de la manifestation". Le Mariage pour tous divise décidément autant la société et au début du mois, l’étudiant qui avait insulté le premier couple homosexuel à s’être marié a été condamné.