La France en retard sur le numérique ?

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Des souvenirs du B2i, le certificat de compétences informatiques que vous avez validé au collège-lycée ? Pas vraiment ? Normal. Selon un récent rapport, la France ne s'intéresse pas assez au numérique. meltyCampus fait le point.

Pour valider les compétences de ses élèves et étudiants en informatique, la France a mis en place deux examens : le brevet puis le certificat informatique et internet, censés être validés par les professeurs. Sauf que, de l'aveu de tous, c'est très insuffisant (voire, selon certains, une vaste blague). En effet, les professeurs chargés de dispenser les cours et de noter les élèves ne sont pas toujours formés pour ça et sont souvent davantage préoccupés par les connaissances de leur matière que par l'informatique. On n'est d'ailleurs pas les seuls dans ce cas : le problème se pose à l'échelle de toute l'Europe. C'est le rapport Horizon, premier du genre et qui a mobilisé plusieurs experts, qui l'a montré. Malgré le cliché du jeune hyper-connecté, geek jusqu'au bout des ongles, les écoliers sont loin d'être au point en ce qui concerne les TIC (technologies de l'information et de la communication). On vous parlait de l'Imagine Cup, où l'informatique était la langue universelle; ce n'est pas pour rien que les entreprises recherchent des jeunes talents en informatique, puisque apparemment, les autres ne sont pas si doués.

La France en retard sur le numérique ?

C'est d'autant plus dommage que ces technologies pourraient être d'une grande aide pour l'éducation. Les MOOC (pour massive open online course, sites de cours en ligne auxquels n'importe qui peut s'inscrire) se multiplient sur Internet et mettent les plus grandes universités à la portée de tous. Les blogs ou groupes Facebook d'entraide créés par des étudiants pour leur promotion deviennent la règle plutôt que l'exception. Plus encore, les perspectives envisagées par les experts du rapport Horizon sont plutôt enthousiasmantes. Ils pensent qu'il ne faudra peut-être que cinq ans pour que les laboratoires virtuels soient fonctionnels; ce serait beaucoup moins coûteux et moins dangereux que les TP en direct. L'apprentissage par le jeu vidéo ouvre un nombre incalculable de possibilités, surtout pour les plus jeunes qui ont du mal à rester concentré (enfin, les plus jeunes…dormir ou envoyer des textos au fond de l'amphi, on l'a tous fait au moins une fois). En décembre prochain, une conférence européenne sur le thème de l'éducation et du numérique réfléchira plus en détail sur ces questions.

Source : mcetv.fr