La coloc' de Blaise : Soirée à l'appart ?

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Hallelujah ! Aujourd’hui, c’est le grand départ pour ma nouvelle vie. J’emménage, pour une période indéterminée, dans un appart avec un de mes meilleurs potes, ludo. Je réalise mon rêve de partir de chez mes parents pour vivre avec mon Bro’.

La première idée qui nous vient en tête quand on emménage dans un appart avec son meilleur pote c’est : " on va faire des soirées de fouuuuuuuuuuuuu ! Arggghhhhh trop bien ". Mais très vite on a à nouveau les pieds sur terre, on se rend compte qu’on ne vit pas tout seul dans l’immeuble. En tout cas, qui dit, emménagement ? Dit ? Pendaison de crémaillère ! Mais pas pour nous, désolé. Ludo et moi connaissons les loustics qui nous servent de potes, et nous n’avons pas voulu prendre le risque de nous faire virer de l’immeuble après qu'on a déménagé de chez nos parents. C’est le genre de personnes à crier, sauter, danser et à avoir des idées stupides. Ca nous aurait embêtés de remballer toutes nos affaires quelques jours après être arrivés. En plus, notre sound system (caisson de basse, enceinte Bose et table de mixage) est tellement puissant qu’on allait foutre le bordel dans tout l’immeuble. Je ne suis vraiment pas sûr que nos voisins allaient apprécier la dubstep ! Oui, vous allez nous demander : " pourquoi ne pas avoir faire un apéro dinatoire ? ", je suis entièrement contre ce concept de soirée. C’est un truc de vieux où tu manges des bâtons de carottes et des concombres au lieu de saucisson et de chips donc très peu pour moi.

La coloc' de Blaise : Soirée à l'appart ?

Mais si nous n’avons pas fait de pendaison de crémaillère, nous avons organisé quelques sauteries. Oui, quelques, pas beaucoup, vous saurez bientôt pourquoi… La première soirée qui a dégénéré s’est déroulée un lundi soir (heureusement pour moi, ludo faisait partie des 5 types de coloc que tu auras à la fac). Oui, je sais, ce n’est pas très judicieux de faire une soirée en début de semaine, mais pour ma défense l’alcool m’a empêché de réfléchir. Au départ, tout se passait bien, c’était soft, en plus nous n’étions que 5 ! J’étais loin d’imaginer que la soirée allait se terminer à 3h du matin avec les flics qui tapent à notre porte. Plus les bouteilles se vidaient plus le son augmentait jusqu’à ce que la police stoppe net toute cette joyeuse sauterie. On a très vite compris qu’il fallait faire une croix sur nos soirées appart. J’étais bien embêté de ne pas pouvoir faire la fête chez moi d’autant plus que je n’avais cours que le mercredi, le jeudi et le vendredi.

Avec ce type d’emploi du temps, ton week-end ne s’arrête jamais, tes potes trouvent toujours des excuses, pour boire, de ce style-là : " c’est encore l’été (on est au mois d’octobre) donc pendant l’hiver on ne sortira plus " ou sinon " non mais après on se calme ! Promis ! " alors que pas du tout. Oui, je culpabilisais de me mettre des caisses 4 nuits par semaine et d’arriver blanc comme un linge en cours au point que mes profs me disent d’arrêter de faire la tournée des bars. J’étais arrivé à un stade critique, mais ça ne m’a pas empêché de profiter pleinement de la vie sans mes parents, et donc sans aucune contrainte. Plus de : " et tes devoirs ? ", " t’as rien à réviser ? Non ? Bah fait de l’anglais ça ne te fera pas mal ", ou de " tu es rentré à cette heure-ci ?! " sur un ton de désapprobation totale. J’ai donc joui d’une liberté totale, à 20 ans (rien n'est impossible), en vivant en colocation avec mon pote. Tout ça pour vous dire qu’en ayant un appart, vous ne pourrez pas faire ce que vous voulez, car vous vivez en communauté. Et oui, je sais, c’est chiant mais c’est comme ça et si tu veux en faire qu’à ta tête, les forces de l’ordre te mettront les points sur les i et les barres sur les T.