L'Inde, terre d'avenir pour ingénieurs et architectes ?

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L’ancien joyau de la couronne britannique, connaît quelques déficits de diplômés, dont il a cruellement besoin. Peut-on y voir la naissance d’un eldorado pour les étudiants du monde entier ?

D’après une étude, en 2010, l’Inde avait besoin de 8 millions d’ingénieurs et de 366 000 architectes. Elle ne comptait cependant que 500 000 ingénieurs en bâtiment et à peine 45 000 architectes. Pire nouvelle encore pour l’Inde, l’écart entre l’offre et la demande devrait se creuser encore dans la prochaine décennie, se comptant d’ici 2020 en dizaines de millions. Les pénuries ne se limitent d’ailleurs pas qu’à la construction dans le pays ou les télécommunications sont reines. De plus les employés qualifiés, s’ils sont rares à trouver, sont conscients de cela. Ils développent donc une fâcheuse tendance à papillonner d’une compagnie à une autre. Les diplômes indiens sont pourtant peu valorisés, et pour cause, N. K. Singh, député du Bihâr, estime que 4 millions de professeurs devraient être recrutés, tandis que 8 millions d’autres manquent de formation. Conscients du problème, le gouvernement a voté une hausse de 18% du budget dédié à l’éducation, bien supérieure a celle anoncée en France avec 2,75 milliards dédiés à l’enseignement supérieur. Mais le meilleur espoir du secteur tertiaire, réside ailleurs. Plutôt que de laisser leurs finances à leurs enfants, de nombreuses grandes fortunes indiennes signent de gigantesques chèques aux universités, notamment au Rajasthan, future Silicon Valley indienne.

L'Inde, terre d'avenir pour ingénieurs et architectes ?

L’exemple le plus fréquemment cité de la montée de l’Inde est le nombre de ses ingénieurs. Ils sont près de 500 000 formés chaque année. Pourtant seuls 3% sont susceptibles d’être recrutés dans les filières informatiques sans une formation supplémentaire. De même, seuls 17% d’entre eux n'avaient pas ne serait-ce qu’une formation « basique » après leurs études. Le manque d’ingénieurs est donc d’autant plus flagrant. Dès lors, les diplômés occidentaux, qui craignent un contrecoup économique ces prochains mois, pourraient être tentés par l’aventure indienne. Avec une meilleure qualification, et une forte demande, ingénieurs et architectes notamment, devraient considérer cette option, envisageable tant qu’ils sont jeunes, et que leur carrière est libre de toute entrave.

L'Inde, terre d'avenir pour ingénieurs et architectes ? - photo
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