Journal d'une hôtesse de caisse étudiante : J’aimerais bien être un mec

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Une fois étudiante, tu te dis qu'il serait bien de gagner un peu d'argent pour enfin quitter le foyer familial et être indépendante ! Mais tu ne trouves pas tout de suite le métier de tes rêves. Moi, je suis hôtesse de caisse (oui, caissière) et c'est toute une aventure !

#16 : J’aimerais bien être un mec

Je ne dois pas être la seule à le penser mais j’ai toujours voulu être un mec, juste pour pouvoir faire pipi n’importe où. Quand tu pars en vacances c’est plus pratique, un arbre te suffit et tu n’as pas besoin de trouver un buisson et donc de parcourir toute la zone forestière pour trouver un endroit discret. Même comme ça, tu as peur qu’un insecte t’attaque au moment où tu t’accroupis. Je veux être un mec mais je ne suis pas prête à aller jusqu'à la chirurgie comme cet étudiant brésilien qui se transforme en asiatique. Bref, être un mec à des avantages mais être un mec quand tu bosses dans un supermarché en tant qu’hôte de caisse, c’est le rêve absolu. Enfin, tes tâches sont plus diversifiées que celles des filles qui sont cantonnées à être en caisse. 1- Tu es un des rares à être caissier donc tous les clients t’adorent et t’apprécient. Ils viennent à ta caisse et te font plein d’éloge "c’est agréable d’avoir un jeune homme aux caisses, ça change". Parce que vous en avez marre de voir des caissières super sexy et toutes polies ? Ok, j’exagère un peu trop. C'est vrai que parfois, la politesse devient le cadet de nos soucis, quand on a 7 heures de caisse dans le dos et que les clients ne sont eux-mêmes pas toujours des modèles de courtoisie.

Journal d'une hôtesse de caisse étudiante : J’aimerais bien être un mec

2- Tu es sûre que tes superviseurs vont retenir ton nom. On a beau avoir des badges (ceux décrits dans le Journal d’une hôtesse de caisse), certains ont du mal avec les prénoms, surtout quand on ne vient qu’une seule fois dans la semaine. La nouvelle superviseure qui était avant caissière (et oui, elle est montée en grade), pense à chaque fois que mon nom de famille est mon prénom… 3- Tu n’es jamais à ta caisse. L’avantage d’être un mec est que les superviseurs doivent avoir pitié d’eux et tentent de leur faire faire un maximum de choses. Magazines ou remise en rayon : bref, ils passent toute leur journée à se balader dans le magasin. Pourquoi je suis la seule à devoir rester à ma caisse ? Maintenant que je suis là depuis un petit moment, je demande souvent à faire autre chose mais à chaque fois on me rappelle à ma caisse. C’est injuste et je suis même prête à dire qu’il y a presque de la discrimination sexuelle (les mecs le disent clairement mais ça les arrange). Dans l’idéal, j’aimerais pouvoir faire un maximum de choses, enfin, diversifier mes activités. Un peu de caisse, un peu de mise, un peu de panier ; malheureusement, ce n’est qu’un rêve.

Il est vrai que je voudrais être un mec pour pouvoir sortir quand je veux de ma caisse mais sous certaines conditions. Je veux bien leur laisser s’occuper de vider les boîtes pour recycler les piles. Une pile n’est pas très lourde mais une vingtaine de piles à soulever, ça devient très critique. Voyons, je suis une femme fragile, je ne peux pas porter de choses trop lourdes (oui, je suis féministe quand ça m’arrange). Je préfère leur laisser le privilège de découvrir des petites surprises laissées par les clients dans ces boîtes. C’est en quelque sorte une chasse au trésor mais on ne trouve pas vraiment des œufs de Pâques en chocolat. Vous voulez savoir ce que l’on peut y trouver ? Rien de plus simple : des couches usagées (je pourrais sûrement les rajouter dans la liste des pires choses que je j'ai vu dans le Journal d'une hôtesse de caisse) car même si ces boîtes ressemblent à de grosses piles avec plein d’indication dessus et autour, les clients pensent que ce sont des poubelles. Imaginez un peu la surprise du caissier quand il met une main dans ces boîtes et qu’il sent le moelleux d’une couche sale. En gros, je veux prendre tous les avantages qu’ont les mecs. Ah non, même pas, je voudrais juste faire ce je veux mais ça risque d’être compliqué d’exaucer mes rêves.