Jeux Vidéo : Les étudiants français surdoués

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Si leurs exploits restent trop souvent cantonnés au petit milieu des spécialistes, les français ont pris l’habitude de squatter les podiums des compétitions internationales de jeux vidéo. Gros plan sur un domaine où la France fait encore rêver.

« Les Français font partie des meilleurs ». Si c’est David Cohen, responsable académique de Microsoft France, qui le dit, il faut bien le croire. Un jugement d’autant plus crédible que David est aussi mentor des trois équipes nationales sélectionnées pour l’Imagine Cup, une compétition internationale organisée par la société américaine et qui a eu lieu cette année à Saint Petersburg. L’équipe de Supinfo game a remporté le 3 ème prix ce jeudi après-midi. En 2011, elle avait raflé les deux premiers prix et en 2012 la seconde place. Mais revenons à nos vainqueurs. Supinfogames représente la french touch, un fantasme pour les mauvaises langues, un mix de technique et de fantaisie pour les autres. «Nous sommes un pays d’artistes, de tous temps. Les lumières, Voltaire… Les gens ont envie de créer des œuvres d’art et les jeux vidéo en sont un à part entière» continue David Cohen. Des success-story comme celle d’Ubisoft incarne cette génération touche à tout et de plus en plus intéressée par les métiers du numérique. Plus qu’une simple compétition, l’Imagine Cup représente pour certains, un réel projet d ‘études. Les filières jeux vidéo se multiplient aux seins des écoles d’ingénieurs telles qu’Ingésup, Supinfo Game et l’université d’Orléans. Comme José, élève de cette dernière, qui le confirme à nos collègues du Figaro.fr «les écoles spécialisées dans les jeux vidéo ont compris que ce genre de compétition sont un tremplin essentiel».

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Jeux Vidéo : Les étudiants français surdoués - photo
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Des petites écoles spécialisées dans le jeu vidéo commencent à se faire un nom grâce à ce genre de compétitions. Et elles parviennent même parfois à supplanter les traditionnels grands noms du milieu de Polytechnique, Mines et autres Epita que David Cohen estime « trop dans leur monde ». Microsoft encourage ces jeunes talents et leur fournit de l’aide. Seul ombre au tableau : succès rime bien souvent avec départ à l‘étranger. «Pour trouver des investisseurs et se lancer », explique David Cohen, « il faut être prêt à partir à Angleterre ou ailleurs ou sous-traiter à des développeurs des pays de l’Est». De quoi se demander si la France n'est pas en train de perdre ses cerveaux. As-tu déjà participé à une compétition en tant que joueur ?