Japon : Le pays où les lycéennes sont à vendre !

Ecrit par

La culture lycéenne est très importante au Japon. Les jolies filles peuvent servir à vendre à peu près tout et n'importe quoi. Y compris elles-mêmes.

C'est un phénomène omniprésent dans la culture japonaise. Au pays du soleil levant, les sociologues parlent de JK culture. Ces deux lettres sont l'abréviation en anglais de joshi kosei, qui signifie "lycéenne" en japonais. Dans les rues de Tokyo, vous en croiserez beaucoup vêtues de leur uniforme. Certaines sont occupées à faire les boutiques, d'autres retrouvent leurs amies ou se rendent à l'école, comme toutes les lycéennes du monde. Nous sommes dans un pays ultra-moderne, où les étudiantes passent 7 heures par jour sur leur portable. Dans la foule du quartier d'Akihabara (centre de la capitale), les étudiantes tout sourire qui tendent des prospectus aux passants mettent pourtant leur vie entre parenthèses. Elles sont ici pour vendre toute une gamme de services. Cela va de la divination au... massage (avec une fille mineure, vous avez bien lu) en passant par la "promenade" avec un client dans les rues de la ville. Le magazine Vice a décidé d'enquêter (ici la vidéo complète). Les clients de ces lycéennes sont presque exclusivement des hommes adultes. Le constat est assez... dérangeant.

Japon : Le pays où les lycéennes sont à vendre !

Il existe des cafés spécialisés dans ce commerce, où les consommateurs payent pour discuter une heure avec une jolie lycéenne. Elles deviennent une sorte d'erzatz moderne des étudiantes geishas, dont la présence sert à divertir les hommes importants à travers les arts traditionnels japonais (danse, musique et chant). La culture JK a démarré de manière très anodine, avant de devenir un secteur très lucratif. Le meilleur exemple reste les girlsbands de musique pop, dont les fans sont très masculins... et toujours beaucoup plus âgés que les chanteuses. Certaines lycéennes sont des fugueuses, qui tombent entre les mains de trafiquants. La JK culture sert parfois de paravent à la prostitution étudiante. Unano Nito se bat pour protéger ces jeunes filles. Elle les encourage à renouer avec leur famille. "Le problème sous-jacent, c'est qu'on reproche à ces filles de se vendre. La plupart ont fait l'expérience de la stigmatisation, à l'école ou à la maison, avant d'en arriver là. Le gouvernement japonais essaie de régler le problème en se concentrant sur les lycéennes. Mais le problème ne sera pas réglé tant qu'il y aura des adultes pour acheter et pour vendre" explique-t-elle. Que penses-tu de cette histoire ?

Source : VICE News