Interdiction d'Uber : Les étudiants en colère !

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#TouchePasAMonUber : les étudiants inquiets et en colère face à la potentielle suppression d’UberPop. meltyCampus revient sur les raisons d'une telle inquiétude.

On en entend parler dans les médias depuis plusieurs mois déjà mais depuis quelques jours la tension est telle que ça pourrait bien être la fin d’UberPop. Devant la colère des taxis qui dénoncent une concurrence déloyale et devant leurs actions répétées, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de réagir. Ce sont en effet près de 3000 chauffeurs de taxis qui se sont mobilisés hier à travers la France pour bloquer gares et aéroports. Devant l’ampleur du mouvement, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a décidé de déposer une plainte à l’encontre de la société américaine. Alors, est-ce la fin d’UberPop ? Les étudiants sont en tout cas très inquiets et, chez meltyCampus, on peut les comprendre ! Ceux-ci sont en effet de grands utilisateurs d’Uber et notamment en soirée. Quand on sort de boîte de nuit à 4h du matin et qu’on n’est pas vraiment en état de rentrer, puisqu’il n’y a plus de métro à cette heure-là, on a le choix entre deux options : appeler un taxi ou bien commander un Uber. Sauf que la course avec l’un va nous coûter le double de l’autre.

Interdiction d'Uber : Les étudiants en colère !

Les étudiants sont en général loin de rouler sur l’or et ne peuvent malheureusement pas se permettre de payer un taxi à chaque fois qu’ils veulent sortir. La suppression d’Uber serait donc un coup dur pour leur porte-monnaie. Mais, aspect financier mis à part, il y a aussi une problématique sécuritaire. Ceux qui n’auront vraiment pas l’argent pour se payer un taxi prendront sans doute le risque de rentrer chez eux à pieds. Pas très sûr pour la gent féminime et même pour les jeunes hommes. Sachant que les filles risquent déjà d'être violées à la fac, on comprend qu'elles ne se sentent jamais en sécurité la nuit en rentrant. L’interdiction d’UberPop pourrait donc changer les habitudes de sortie des étudiants. Si à Paris, ils ont accès à une alternative avec l’application Heetch (menacée de suppression elle aussi), les étudiants en province n’ont malheureusement pas cette chance. Affaire à suivre !