Geneviève Fioraso : Une pétition contre elle dans les facs !

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Prêt de 11 000 personnes ont signé une pétition pour critiquer la politique du gouvernement à propos des regroupements d’universités et des grandes écoles. meltyCampus vous explique cette fronde contre Geneviève Fioraso.

Après la pétition contre la venue de Christine Lagarde au Smith College, voici aujourd’hui celle contre Geneviève Fioraso. Il ne fait pas bon d’être une femme politique en ce moment ! En tout cas une pétition circule sur le net depuis 1 mois appelée : "le changement à l’université et dans la recherche, c’est maintenant ?". La politique gouvernementale à l’égard de ce domaine ne satisfait pas les étudiants et les chercheurs, étant donné que déjà 11 000 personnes, soit 11% de la communauté universitaire l’a déjà signé d’après le Figaro. On demande actuellement aux chercheurs d’avoir des résultats toujours plus importants avec une réduction drastique des moyens. Ils subissent donc une technique managériale catastrophique les mettant de plus en plus en compétition. La principale responsable de cette situation ? Geneviève Fioraso, ancienne ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Cette dernière n’aurait rien changé à la loi LRU dite de "l’autonomie" mise en place sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Le but de cette réforme était de regrouper les universités et les écoles afin qu’elles soient plus présentes dans le paysage universitaire internationale. Quelques facs ont commencé à le faire comme à Strasbourg ou Bordeaux, mais d’après Pierre Dubois, blogueur universitaire, " les établissements publics sont en train de se muer en un complexe managérial politico-médiatique. Sous prétexte de compétitivité ou de décentralisation, la nature même de l’institution est altérée ". La loi d'enseignement supérieur votée en juillet 2013 poursuit ce processus entrepris par la loi LRU et crée un système juridique plus contraignant et moins représentatif par les universitaires. A l’heure actuelle, la colère gronde au sein des différentes facs avec de plus en plus d’assemblées générales pour se faire entendre par les plus hautes instances de l’état. Autre problème, mais dont on ne parle pas, de l'enseignement supérieur et de la recherche et du harcèlement sexuel.