Génération précaire : #hashstage, le tweet-mouvement pour les droits des stagiaires

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Aujourd'hui 12 février, quelques militants du mouvement Génération précaire ont manifesté entre autres dans nos locaux pour les droits des stagiaires. Retour sur la genèse d'un mouvement, et rappel des principes de meltygroup.

Avec la crise qui frappe de plein fouet les jeunes diplômés (et encore plus les non diplômés), le stage s'est imposé pour beaucoup comme le premier contact avec le monde du travail. Un premier contact qui souvent, s'éternise, avec une rémunération bien en dessous du SMIC (436,05 € pour un stage de 35h/semaine). Une situation que dénonce la proposition de loi Khirouni, qui sera examinée à l'Assemblée Nationale le 19 février. "Force est de constater, qu’aujourd’hui, une grande partie des diplômés doit enchaîner, pendant des années, des périodes de stages avant de décrocher un emploi en CDD et, enfin, un CDI. Ainsi, trop souvent, les périodes de stages demeurent un sas d’entrée dans la vie active et conduisent à la précarisation des jeunes. Enfin, dans certains cas, le stage peut être détourné de sa vocation première, qui est d’être un élément de la formation des étudiants, et se substituer à des emplois qui devraient être occupés par des jeunes diplômés. En effet, certaines entreprises ont parfois un recours abusif aux stages en utilisant des stagiaires en substitution à des salariés ou en leur imposant des conditions d’activité défavorables par rapport à celles exercées par les salariés, en termes de durée de présence notamment" indique le projet de loi, qui vise à mieux encadrer les stages.

Le collectif Génération Précaire, estime pourtant que le projet de loi Khirouni ne va pas assez loin. Exemple : "la proposition de loi ne fait nullement mention de la gratification obligatoire dès le premier jour de stage, ou encore de la gratification des stages effectués dans les collectivités locales et la fonction publique hospitalière". Génération Précaire a donc décidé de se mobiliser pour "faire du bruit sur les réseaux sociaux" et faire ainsi entendre sa cause. La mobilisation a notamment lieu sur Twitter, via le hashtag #hashstage, où les entreprises sont encouragées à déclarer publiquement le nombre de stagiaires qu'elles emploient, mais pas seulement. Quelques militants (moins d'une dizaine) du collectif font également le tour des entreprises aujourd'hui, pour manifester contre les abus en terme de stagiaires. C'est dans ce contexte que des militants de Génération Précaire ont pénétré dans les locaux de meltygroup aujourd'hui, accompagnés de quelques médias. La cause que le collectif défend est une cause à laquelle meltygroup est attentif.

Pour rappel, nous sommes une jeune entreprise, nous avons créé 38 emplois l'an dernier, et prévoyons 31 recrutements pour 2014. La moyenne d'age est de 27 ans. La quasi-totalité (20 sur 21) des rédacteurs en chef et des rédacteurs en chef adjoints de meltygroup sont d'anciens stagiaires et/ou d'anciens free-lances (ces derniers possédant tous un statut d'auto-entrepreneur). Evidemment, il est toujours possible de mieux faire, et c'est ce que nous voulons : être en mesure de pérenniser le plus d’emplois possible et de devenir un grand groupe.