France : Pour l'UNEF, cette rentrée universitaire est alarmante !

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En cette période de rentrée, l’UNEF est sur tous les fronts et on ne peut pas dire que le syndicat soit ravi de l’action du gouvernement pour aider les étudiants.

Ce lundi 7 septembre, les étudiants n’étaient pas les seuls à faire leur rentrée et l’UNEF s’exprimait lors d’une conférence de presse. On ne peut pas vraiment dire que les vacances ont été bien reposantes pour le syndicat et au lieu de tenter d’améliorer les conditions de vie des étudiants, l’UNEF a dû résoudre un autre problème : les inscriptions. Alors que cela semble être une procédure simple, facilité par le site APB, pour certains étudiants, c’est la vraie galère. Pourtant, certains étudiants sont déjà sur les bancs de la fac, tandis que d’autres attendent toujours de savoir dans quelle université ils vont être affectés et s’ils le sont, dans quelle filière. Le problème, c’est qu’il n’y a plus de place dans les facs et il faut bien trouver un moyen de caser tous ces bacheliers sans affectation. Ces derniers savent déjà que la plupart d’entre eux vont être acceptés dans une filière qui n’a rien à voir avec leurs projets d’études. Lors de la conférence de presse, William Martinet, président de l'UNEF s’est indigné : “Cette crise démontre l’absence d’accompagnement des jeunes bacheliers dans leur inscription dans l’enseignement supérieur”. Malgré le fait que le gouvernement ait affirmé que tous les étudiants en attente auraient une place dans une fac, meltyCampus vous affirmait qu’au début du mois, on recensait 900 bacheliers toujours sans affectation.

Quelles sont les solutions proposées par l’UNEF ?

Ces problèmes d’affectation sont dus à un manque de financement des facs, qui n’ont pas les moyens d’accepter plus de monde et à une sélection abusive des universités dès la première année de licence. Pour l’UNEF, il est urgent de modifier le système d’inscription, notamment pour l’année prochaine et le syndicat propose que l’on s’inspire du processus d’affectation de la PACES en Ile-de-France. Les étudiants n’ont pas besoin de choisir de facs et sur APB, ils sélectionnent simplement l’option “UFR de santé en Ile-de-France”. Les étudiants sont ensuite répartis équitablement dans les différentes facs qui prennent soin de prendre le même nombre d’étudiants ayant obtenu des mentions différentes. Depuis fin juin, le gouvernement annonce de nombreuses nouveautés pour la rentrée 2015, mais pour l’UNEF, ce n’est pas assez. Le site de l’Etudiant revient sur ces changements qui n’ont fait que ralentir les problèmes existants. Les frais d’inscription ont bien été gelés et même si l’UNEF affirme qu’il s’agit d’une “mesure symbolique importante”, elle “ne représente concrètement que deux à trois euros d’économies sur l’année”. Rien de bien folichon et le constat est le même pour la bourse qui a subi “une maigre hausse, de 0,1 à 2% selon les échelons”. Pour William Martinet, “Tous les voyants sont rouges ! La réponse politique n’est pas à la hauteur des enjeux. C’est la pire rentrée universitaire du quinquennat”. Qu’en pensez-vous ?

Source : L'Etudiant