France : Les jeunes stigmatisés par les médias ?

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Beaucoup de médias essaient de parler aux jeunes sans vraiment trop savoir où ils mettent les pieds, et à force, ça donne l'impression qu'on est tous des flemmards bourrés d'hormones. meltyCampus vous résume le problème.

Les jeunes commencent à en avoir marre d'être toujours décrits de la même façon par les médias, explique Planète Campus. Les étudiants en particulier sont très souvent victimes de clichés vraiment caricaturaux. Si on en fait la synthèse, l'étudiant est flemmard, il ne fait rien d'autre que faire la fête, picoler et coucher avec tout ce qui bouge, il mange n'importe quoi n'importe quand, il glandouille à la fac dans une "filière à chômage", il bouffe l'argent de ses parents pour rien. Bref, un parasite, un inutile qui ne connaît rien à la vie. Outch. Oui, des étudiants comme ça il y en a, mais ce n'est pas la majorité, loin de là. C'est même souvent l'anti-exemple de la promo. Le type à qui on pense à trois heures du matin quand on veille pour finir un devoir et qu'on se motive en se disant "Allez fais un effort ou tu vas finir comme Machin". Dans la réalité, un étudiant sur deux travaille à côté, et la plupart vont en cours et rendent leurs devoirs. Il paraît même qu'il y en a qui ont des bonnes notes. Incroyable.

Comment le concept a-t-il été validé ? On a l'impression que les différentes vidéos font passer exprès les étudiants pour des crétins. Là où les choses deviennent encore plus problématiques, c'est quand des adultes cherchent à s'adresser aux jeunes. Non, les filles ne sont pas des cruches superficielles et hystériques et non, les garçons ne sont pas des obsédés incapables de lever le petit doigt pour quoi que ce soit. Même remarque pour les autres publicités, articles et campagnes (mention spéciale à la vidéo Si t'as pas de Sam, t'as le seum, devenue la risée de tout Internet). On a parfois l'impression qu'ils s'adressent aux jeunes comme des gens un peu racistes parlent à des étrangers. Par exemple, les Arabes détestent entendre "J'adore le couscous" ou "C'est ta chanson !". Et bien les étudiants ne disent pas "#YOLO" ni "lolilol". Ce 18 octobre, les Assises du journalisme de Metz récompensaient douze médias qui ont réussi à publier ou diffuser un reportage honnête sur les jeunes. Aucune émission de télé n'a trouvé grâce aux yeux du jury...

Source : plnetecampus.com