Femen : Une étudiante catholique infiltre le mouvement !

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Irritée par l’exhibitionnisme tapageur des Femen, une jeune étudiante catholique a décidé de les infiltrer. Elle dénonce une organisation autoritaire et peu transparente. Décryptage avec meltyCampus.

Iseul (prénom d’emprunt) est une étudiante en droit de 21 ans. Elle explique n’avoir pas eu trop de mal à intégrer les Femen, ce mouvement féministe venu d’Ukraine et qui s’est distingué par ses coups d’éclat à répétitions. Elle dit s’être tout simplement présentée à leur Q.G. du Lavoir Moderne Parisien. "On ne m’a pas posé de questions, on m’a simplement dit : "Viens demain à l’entrainement" " livre-t-elle au site Atlantico.fr. Car derrière l’allure punk et spontanée du mouvement, les Femen utilisent une stratégie de communication bien réglée et qui ne laisse rien au hasard. Tomber bras écartés, utiliser les interventions policières à son avantage et obtenir des photos spectaculaires, autant de techniques apprises et répétées lors de ces séances d’ "entrainement". "Inna [Chevtchenko, la fondatrice] le répète sans cesse : la police n’est pas notre ennemi mais un partenaire" raconte la jeune fille. Pour cette dernière le mouvement encourage une compétition malsaine entre les filles et manque d’idées de fond "elles ont besoin de visages et de paires de seins". Elle dépeint un mouvement à la hiérarchie rigide dont le premier cercle, en contact direct avec les dirigeantes ukrainiennes informe les militantes au compte-gouttes "On ne sait pas ce qui se prépare, ou seulement au dernier moment. Le mouvement est très hiérarchisé et très opaque".

Femen : Une étudiante catholique infiltre le mouvement ! - photo
Femen : Une étudiante catholique infiltre le mouvement ! - photo
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Un témoignage que certains estiment biaisé par l’appartenance de celle qui se décrit comme "une catholique normale" au mouvement "Les Antigones", concurrent des Femen et ayant récemment mené une action spectaculaire devant le siège de celles-ci pour dénoncer leurs méthodes. Sur la page Facebook du groupe on trouve cette maxime de Sophocle "Je suis née pour partager l’amour et non la haine". Une lutte qui promet d’autres frictions et sans doute … de belles photos !