Facebook : Chantage 2.0 : un étudiant piégé

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Cela pourrait paraître évident aux plus dégourdis mais échappe encore à certains : se mettre nu devant un parfait inconnu sur Internet, n’est pas une bonne idée. Explications avec meltyCampus.

C’est sur Facebook que ce jeune étudiant de 21 ans, résident du pays de Montbéliard (Doubs) s’est fait appâter. Un jour, sur son compte personnel auquel il se connecte régulièrement, une fenêtre apparait. C’est une charmante jeune fille qui dit se sentir seul et chercher de la discussion. Les messages se multiplient et les échanges se font de plus en plus intimes. Une réelle complicité se tisse entre les deux correspondants. Jusqu’à ce qu’elle lui propose d’aller plus loin. Via webcam sur Skype, ils se mettront nu, se déshabilleront l’un devant l’autre, l’un pour l’autre. Pris au jeu du désir, l’étudiant accepte. Seul dans l’intimité de son studio, se croyant à l’abri des regards indiscrets, il se débarrasse de ses vêtements pour faire craquer sa douce. Quand soudain, il réalise ce qui lui arrive : le tout est enregistré et filmé. Tremblant de panique, il débranche à la hâte l’ordinateur mais comprend que le piège s’est déjà refermé sur lui. En rallumant son poste, il reçoit plusieurs messages de celle qui n’est déjà plus sa complice mais sa maître chanteuse. Elle exige de lui le versement de plusieurs sommes, par une société de transfert d’argent, sous peine de révéler la vidéo à tout son entourage, famille, amis et autres… Coincé, pétrifié à l’idée de se voir ainsi humilié, l’étudiant cède et s’exécute. Il lui adressera trois virements de 300, 400, et 500 euros chacun.

Facebook : Chantage 2.0 : un étudiant piégé - photo
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« Il a trouvé que l’affaire prenait trop d’ampleur. Il a alerté nos services », explique le commandant-adjoint de la compagnie de Montbéliard. Une attitude rare. Beaucoup de victimes ne portent pas plainte, préférant payer plutôt que d’ébruiter l’affaire. « Dans une grande majorité des cas, les gens ont honte et préfèrent ne pas en parler. Pourtant, ces escroqueries sont courantes. Les internautes doivent se méfier ». L’enquête ouverte pour extorsion de fonds a peu de chances de déboucher. Les escrocs derrière ce type de chantage agissent en réseaux et sont le plus souvent basés dans des pays africains tels que la Côte d’Ivoire. Une histoire qui n’est pas sans rappeler un antécédent autrement plus sombre comme le fait noter le Républicain-Lorrain. L’an dernier, dans cette même région du Doubs, un père de famille d’une quarantaine d’années avait mis fin à ses jours suite à un chantage du même type. As-tu déjà chatté avec des inconnus ?