"Étudiante, je n'arrive pas à me loger à Paris" le témoignage d'Anaïs, 20 ans

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Anaïs a 20 ans. Elle est étudiante en communication à Paris, mais doit effectuer chaque jour plusieurs heures de transport pour se rendre dans son école, car elle ne parvient pas à se loger dans la capitale. Zoom.

Tous les étudiants n'ont pas la possibilité de se loger en cité universitaire. Nous avons récemment interrogé deux étudiants qui nous ont fait part de leur expérience en cité u, mais c'est maintenant vers Anaïs, une étudiante de 20 ans, que nous allons nous tourner. La jeune femme, étudiante en communication, n'est pas boursière, et n'a donc pas droit à une chambre en cité universitaire. Elle en aurait pourtant bien besoin ! Car ni Anaïs, ni ses parents, n'ont les moyens de loger leur fille dans la capitale, eux qui habitent "au fin-fond de la Seine et Marne" pour reprendre les termes de l'étudiante. "La région parisienne a un statut très bâtard. Tout se passe à Paris, du coup on est obligé d'y aller, et de payer très cher !" nous raconte-t-elle. "Je fais des baby-sitting le week-end, mais il n'y a pas beaucoup d'activité économique dans mon coin pour que je puisse trouver un job étudiant. Je vis donc toujours chez mes parents".

"Étudiante, je n'arrive pas à me loger à Paris" le témoignage d'Anaïs, 20 ans

Résultat : Anaïs ne peut pas se loger à Paris, "ni même en banlieue", car elle n'a pas les finances nécessaires. La jeune femme doit donc effectuer 3h30 de trajet tous les jours, pour se rendre à sa fac et en repartir. "Au début, ça ne me dérangeait pas. Ça m'a donné l'occasion de me remettre à lire" nuance l'étudiante. "Mais au bout d'un moment, tu accuses le coup. La fatigue s'installe et les trajets paraissent très longs". Pour aller à sa fac, Paris 3, Anaïs doit effectuer plusieurs changements, et prend trois sortes de transports différents : métro, train, et bus. Des trajets qui ont un coût, eux aussi : "Mine de rien, le budget transport n'est pas négligeable ! Je préférerais mettre cet argent là dans un loyer" poursuit la jeune femme. Anaïs en a tellement marre de cette situation qu'elle envisage... d'étudier en Province ! "Pour la filière que j'étudie, Paris n'est pas une fatalité. La Province me permettra d'être indépendante sans me ruiner". Quitte à s'éloigner de Paris, nous lui conseillons Montpellier, Toulouse ou Grenoble, les villes idéales pour étudier !

"Étudiante, je n'arrive pas à me loger à Paris" le témoignage d'Anaïs, 20 ans
"Étudiante, je n'arrive pas à me loger à Paris" le témoignage d'Anaïs, 20 ans