Études de médecine : Peut-on réussir sans argent ?

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Le résultat d’une étude du ministère vient de tomber et ce dernier pourrait bien effrayer les étudiants en médecine car ceux issus de classes sociales favorisées seraient plus nombreux à réussir leurs études.

Selon une récente étude, pas moins des ¾ des étudiants en médecine seraient issus de milieux favorisés. Selon les résultats dévoilés par le ministère, ils seraient 62% d’entre eux à affronter cette filière et 75% d’entre eux à accéder à la deuxième année tant convoitée. Pourtant les études de médecine attirent toujours autant les bacheliers de toute classe sociale qui seraient prêts à affronter la dure épreuve de la PACES. Un constat que l’université de Paris 13 veut à tout prix contredire et le site du Nouvel Observateur revient sur le programme de cette université. Depuis maintenant deux ans (les premiers étudiants issus de cette formation passent cette année le fameux concours de la PACES), Paris 13 a mis en place une année préparatoire aux études de santé (Apes) pour aider les étudiants à affronter progressivement les études de médecine. L’objectif est d’effectuer une mise à niveau en maths, en physique-chimie et de découvrir des nouvelles matières médicales comme l’anatomie.

Tous les ans, cette prépa accueille sur dossier une trentaine d’étudiants de toutes filières et de tout niveau social issus du 93. Les ¾ des étudiants inscrits sont boursiers et environ 60% d’entre eux viennent de familles issues de l’immigration. "Notre idée est de leur offrir une année de parenthèse pour ne pas perdre pied en PACES, une année très dure pour laquelle ils ne sont absolument pas armés. Ils proviennent de familles qui n’ont pas la "culture des études". En PACES, quelques semaines suffisent pour les mettre complètement hors-jeu, c’est dramatique. Nous prenons garde à ce que ces étudiants, plus fragiles, travaillent en petits groupes et soient très encadrés par les enseignants" explique Jean-Luc Dames, directeur de la faculté de santé et de médecine de Paris 13. Cette formation financée par le conseil général de Seine-Saint-Denis est une bonne formation pour savoir si l’on est réellement fait pour ces études. Un bon moyen de ne pas décourager nos étudiants qui profitent d’instagram pour expliquer que la PACES rend fou.

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20140521.OBS7934/comment-reussir-medecine-quand-on-n-a-pas-d-argent.html