Études de médecine : La PACES, une année horrible ?

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La PACES est la 1ère année commune aux études de santé. Elle débute par une année à l'université, sanctionnée par un concours extrêmement sélectif. Le travail à fournir pour l'obtenir est conséquent. De quoi passer une mauvaise année ?

Baccalauréat S dans l'escarcelle, vous optez pour des études de médecine. Il va vous falloir en passer par la PACES. meltyCampus vous en parlait : le numerus clausus du PACES n'augmentera pas cette année. Derrière cet acronyme, se cache la première année commune aux études de santé (médecine, pharmacie, odontologie, sage-femme). Il comprend un enseignement commun à ces 4 spécialités, plus des enseignements spécifiques à chacune d'entre elles. Cette première année est sanctionnée par une sélection. D'après le site internet onispep.fr, en décembre, une première partie du concours est organisée afin de valider les acquis des UE du tronc commun. Les étudiants qui réussissent se positionnent alors pour la seconde partie du concours qu'ils présenteront en fin de second trimestre. Obtenir la moyenne ne suffit pas. Il faut être classé parmi les meilleurs. Ceux qui échouent et veulent retenter la PACES doivent valider 60 crédits dans une autre formation conduisant au grade de licence. Autant dire que le parcours est semé d'embûches et le travail à fournir, volumineux. L'approche est théorique, avec beaucoup de par cœur. Il faut prévoir de travailler dès le premier jour et d'user ses fonds de culottes sur les bancs de la bibliothèque.

Ano horribilis ? Peut-être. Période difficile, c'est certain. Une année de PACES, c'est 365 jours de total sacrifice, un véritable don de soi aux études et un engagement de tous les instants. Un avant-goût de ce qui attend les étudiants internes en médecine, qui travaillent plus de 60 heures par semaine. Il faut donc se sacrifier, oublier loisirs, famille et amis. Doutes, découragement, lassitude seront le lot quotidien de ce chemin de croix, sans compter la pression des concours et des pairs. Il faudra s'accrocher, être mentalement fort pour affronter une concurrence prête, parfois, à tout les vices pour déstabiliser l'adversaire. Une attitude visible entre les primants, les étudiants qui passent leur concours pour la première fois, et les doublants, qui repassent les sélections pour la seconde fois. Ces derniers mènent la vie dure aux premier cités. Ils les déconcentrent en cour, chahutent dans les amphithéâtres, les empêchent d'étudier correctement. Tout ceci à dessein : qu'ils ne réussissent pas leur année. Le Tumblr "mavieenpaces" dépeint parfaitement cet état de fait. Il traite de la vie quotidienne d'un étudiant doublant en PACES. Bien qu'extrêmement exigeante sur le plan du travail personnel, cette année peut-être formatrice. Pour certains, elle leur révélera à eux-même des ressources intérieures insoupçonnées. Quelques conseils : se concentrer, faire abstraction de l'environnement extérieur et éviter au maximum les doublants qui ne feront que vous déstabiliser.