Études de médecine : Comment entrer en deuxième année sans concours !

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La première année de médecine ressemble à un long tunnel pour les étudiants.

Tous les carabins vous le diront, la PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) donne aux étudiants un avant-goût de l'Enfer. Savoir gérer comme dans Grey's Anatomy relève de la stratégie de survie. Chaque année, 78% des candidats échouent. Être bon élève ne suffit plus, c'est un concours. Avec le numerus clausus, seul une infime proportion d'étudiants passe le cap. Face à ce gâchis, dix universités proposent des alternatives. Les facs d'Angers, Paris-V, Paris-VII, ­Paris-XIII, Rouen, Saint-Etienne, Strasbourg, l’université d’Auvergne, Poitiers et Tours ont mis en place des passerelles pour arriver directement en deuxième année de médecine. Le résultat de leur expérience sera connu d'ici 2019-2020, selon Le Monde Campus. Objectif de l'opération, diversifier le profil des étudiants sans pour autant faire une croix sur l'excellence requise. À Strasbourg par exemple, les étudiants qui ont validé une L2 en sciences du vivant peuvent entrer en deuxième année de médecine, maïeutique ou odontologie (15 places prises sur le numerus clausus). Les titulaires d’une L2 de chimie peuvent postuler en deuxième année de pharmacie (31 places).

Les étudiants qui auraient échoué en PACES mais obtenu la moyenne (encore une fois, ce n'est pas un examen) peuvent aussi tenter leur chance. "La sélection se fera sur dossier puis entretien. Seuls les meilleurs pourront être recrutés" souligne Izzie-Jacques Namer, président de la commission pédagogique du premier cycle. Ces nouvelles places ne sont pas créées, mais prises sur le numerus clausus déjà existant. Inutile de s'emballer, donc. Mais les bons étudiants déçus de leur orientation scientifique (faut pas pousser quand même) seraient bien inspirés de réfléchir à la question. Un dispositif qui agace les étudiants déjà en première année, puisqu'il réduit leurs chances de réussir (moins de place pour les PACES égale plus de recalés dans cette filière). La génération crash-test va avoir une nouvelle raison de protester. À Paris-V, Paris-VII et Paris-XIII, le dispositif Alter Paces permet aux meilleurs éléments de n’importe quelle licence de ces trois universités de rejoindre une deuxième année d’études de santé. Seule obligation, avoir suivi des modules complémentaires à leur formation d’origine. Dès 2016, cette porte d'entrée discrète sera même accessible aux étudiants en droit ou en psycho... qui devront mettre les bouchées doubles pour rattraper les autres. Que penses-tu de cette mesure ?

Source : Le Monde Campus