Etats-Unis : Une bataille d'oreillers géante blesse 30 étudiants !

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Une bataille d'oreiller entre nouveaux étudiants, ça ne peut pas faire de mal... sauf à New York, quand des petits malins "lestent" leurs oreillers.

Les traditions doivent être respectées, même au prix de quelques blessures. Cette philosophie pourrait être celle de l'Académie militaire de West Point à New York. Créée en 1802, cette institution est la plus ancienne des Etats-Unis. C'est aussi la plus prestigieuse, alors pas touche aux traditions ! Depuis 1897, les élèves de première année fêtent la fin de l'été avec une bataille d'oreillers géante. Ils se défoulent et "resserrent leurs liens de camaraderie" après sept semaines d'entraînement intensif, selon le New York Times. Des étudiants qui jouent ensemble, vous trouvez cela mignon ? Bilan de l'édition 2015, on déplore 30 blessés, dont 24 traumatismes crâniens, une épaule démise, deux fractures du bras, plusieurs côtes et une jambe cassées. Des petits malins ont trouvé l'exercice plus amusant en lestant leurs oreillers. Avant de vous scandaliser, rappelez-vous qu'aux USA, les étudiants texans ont le droit de porter une arme. Plusieurs vidéos de l'évènement publiées sur YouTube l'attestent, les cadets n'ont pas retenu leurs coups. Aucun ne semble porter le casque officiellement recommandé par les autorités du campus.

Etats-Unis : Une bataille d'oreillers géante blesse 30 étudiants !

Aucune sanction éducative n'a été mise en place depuis les accidents du 20 août. Selon la direction, tous les cadets seraient revenus à leur poste. “West Point approuve le désir des cadets de créer un esprit de corps. Nous regrettons les blessures dont ont souffert nos élèves. Nous menons une enquête approfondie pour connaître la cause de ces incidents" a déclaré le Colonel Kasker, directeur de l'établissement. Dans cet établissement conservateur qui forme les futurs officiers de l'armée américaine, la loi du silence reste la règle. Les élèves eux-mêmes ont du mal à mesurer les conséquences de leurs pratiques. Dans ce contexte, les dérapages semblent inévitables. "J'ai vu mon filleul de première année être assommé, puis repartir aussitôt au combat dès qu'il a repris connaissance. J'étais si fier que j'en aurais pleuré" a déclaré un élève plus âgé sur l'application anonyme Yik Yak. Les plus âgés n'auraient pas joué leur rôle de garde-fou, préférant exciter l'agressivité des cadets plutôt que de veiller à leur sécurité. "Si tu ne reviens pas le nez en sang, c'est que tu n'as pas assez participé" aurait même dit un officier à l'un des étudiants interrogés par la police. L'enquête suit son cours. Avez-vous déjà participé à un rituel d'intégration qui a mal tourné ?

Source : New York Times