Marvell condamné à verser 1,17 milliard de dollars à l’Université Carnegie Mellon.

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Marvell Technology Group vient d’être condamnée par le tribunal fédéral de Pittsburgh, Pennsylvanie, à verser des dommages et intérêts à l’Université de Carnegie Mellon pour violation de brevets.

Si le plagiat demeure toléré dans les milieux universitaires, malgré des efforts pour le sanctionner et le limiter au mieux, comme avec cette pétition dont meltyCampus vous parlait, un autre domaine de "copie" n’est quant à lui absolument pas toléré. En effet, la violation de brevets est créatrice de nombreux conflits, en général entre les entreprises. Cette fois-ci, c’est une université, celle de Carnegie Mellon, qui se trouve lésée. L’entreprise concernée est Marvell, avec deux "l", qui ne dois pas être confondue avec son héroïque homophone, davantage concernée par les droits d’auteurs, que Richard O’Dwyer violait. Spécialisée dans la fabrication de semi-conducteurs, Marvell est accusée d’avoir vendu des milliards de semi-conducteurs à l’aide d’une technologie inventée par la Carnegie Mellon University.

C’est pourquoi, la semaine dernière, un tribunal fédéral de Pittsburgh a condamné l’entreprise pour violation de brevet à verser 1,17 milliards de dollars à la CMU. Pour Marvell dont le siège est située dans les Bermudes, les brevets en question, Brevets U.S. N° 6.201.839 et 6.438.180 comme le rapporte Silicon, n’ont jamais été valides et dès lors jamais été violés. Les jurés n’ont cependant pas été convaincus par cet argument, puisqu’ils ont condamnés l’entreprise à l’une des amendes les plus élevés dans un procès de ce type. Le fabricant de puces a annoncé au lendemain du verdict vouloir obtenir une annulation de celui-ci. Elle cherche pour ce faire les recours disponibles quitte à faire appel.

Marvell condamné à verser 1,17 milliard de dollars à l’Université Carnegie Mellon. - photo
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