Cannabis : Une psychiatre nous livre son avis sur les consommateurs que nous avons rencontrés

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meltyCampus est allé rencontrer une psychiatre afin d’avoir un regard de professionnel sur la consommation de cannabis. Son avis éclairé nous a permis de mettre en évidence des informations méconnues du grand public.

Aujourd’hui, après avoir écrit quatre portraits d’étudiants fumant du cannabis avec notamment Hocine qui ne contrôle plus sa consommation de drogues, nous allons vous présenter le regard d’une professionnelle. En effet, meltyCampus est parti à la rencontre d’une psychiatre afin de lui poser des questions sur ce phénomène touchant une population de plus en plus importante. Cette dernière nous a éclairés sur de nombreux points qui pourront, peut-être, répondre à vos interrogations. meltyCampus a notamment demandé quels sont les points communs entre les quatre profils. La psychiatre a pu constater que tous ces étudiants avaient commencé de la même façon, c’est-à-dire avec des amis pendant la période du lycée afin de partager un bon moment entre potes. Cette première prise a été très marquante pour tous les quatre, car selon elle "la perception des choses est tellement différente par rapport à la réalité que cette expérience nous marque et puis n'oublions pas aussi le côté interdit". Ensuite, la psychiatre constate que tous les fumeurs ont cette impression de mieux comprendre les choses alors que la réalité est comme dire... sensiblement différente. Et pour finir, elle a remarqué que la consommation a changé au fil des années pour aboutir au final à fumer seul alors qu’au départ le cannabis avait comme but de partager un moment avec ses amis.

Cannabis : Une psychiatre nous livre son avis sur les consommateurs que nous avons rencontrés

On pourrait se demander "comme se fait-il que cette prise de drogue ait évolué pour tous les profils ?" Pour la psychiatre "les effets du cannabis ne sont pas faits pour faire la fête. Il calme, il permet de se poser donc il est plus en adéquation pour des moments où on est seuls. En gros, chaque drogue a des effets toxiques différents ce qui influence sa prise". Et bien évidemment, nous ne sommes pas égaux face aux drogues. Certains ont un terrain propice à la dépendance du fait d’un héritage génétique plus ou moins important. Cependant, les chercheurs "n’ont pas encore ciblé un gène en particulier" qui explique ce phénomène d'addiction. D’un autre côté, l’héritage ne fait pas tout, car la prise de la drogue varie beaucoup selon la personnalité des individus. Maintenant nous pouvons nous demander : "A quel moment peut-on nous considérer dépendants ?" La réponse dépend là aussi des individus. On est considéré comme addict dès lors que la drogue a une influence sur notre quotidien, ce qui signifie que certains le seront avec deux bedos par jour alors que d’autres ne rentreront pas dans cette catégorie alors que leur consommation est beaucoup plus importante. Quoi qu’il en soit, la consommation a un effet plus grave que ce que l’on pourrait penser.

Cannabis : Une psychiatre nous livre son avis sur les consommateurs que nous avons rencontrés

La psychiatre explique que l'"on peut développer des maladies comme la schizophrénie, mais on ne sait pas si ce sont les symptômes de cette maladie qui entraînent la consommation de cannabis ou si c’est cette consommation qui entraîne la maladie". Quoi qu’il en soit les médecins sont d’accord pour dire qu’il y a un lien de causalité entre le cannabis et la schizophrénie, car le pourcentage de personnes schizophrènes est plus important chez les fumeurs de weed que dans le reste de la population. Cependant ce n’est pas parce qu’on fume que l'on est malade ou qu’on va l’être. En tout cas, les risques d’addictions sont plus élevés lorsqu’on fume notre premier bedo jeune. Plus on fume tôt, même si ce n’est qu’un joint, plus il y a risque de dépendance. Et pour clôturer ce rendez-vous meltyCampus a voulu connaître l'avis de la psychiatre sur la légalisation du cannabis. Si cette dernière devait prendre en compte seulement le bien-être des personnes, elle pense qu’il ne faut pas légaliser cette drogue, car cette mesure banaliserait cette consommation. Quoi qu’il en soit fumer du cannabis diminue vos chances de réussite pour le bac.