Des étudiants malheureux ?

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Le stress est une bonne chose pour les études, il permet de se concentrer et de se surpasser. Mais quand le stress n’est pas géré, il peut créer des problèmes de santé. En France, un étudiant sur 3 en serait victime.

Trop peu souvent, les sociétés étudiantes mutualistes réalisent, ou font réaliser, des enquêtes pour mieux connaître la santé physique et mentale des étudiants français et les résultats sont alarmants. L’étude pour la SMEREP menée par Harris montre que 66% des étudiants ressentent un stress régulier sur période de 15 jours. Un stress proche de la dépression pour certains : 43,6 % des étudiants ont déclaré présenter au moins un des trois signes de « dépression » : sentiment de tristesse, perte de confiance en soi ou encore pensées suicidaires. Parmi les étudiants, les filles ressortent toujours comme les plus touchées par ce fléau, une étude de la LMDE paru en 2007, montrés que 37,5% des franciliennes se sont déclarés avoir été triste et déprimée contre seulement 25,4%.Si elles sont les plus touchées par ce fléau, les filles sont proportionnellement plus nombreuses que les garçons à avoir consulté un psychologue ou un psychiatre se soigner.

Pour les médecins, ce comportement s’explique par le fait que les garçons n’aiment pas parler de leur mal être, alors que les filles sont beaucoup plus ouvertes à ce genre de méthode. Les jeunes hommes réagissent eux, d’une manière plus brutale, généralement en s’alcoolisant à outrance : 11,9% des étudiants (garçons ou filles) déprimés a une consommation excessive d’alcool. Mais les étudiants utilisent aussi d’autres méthodes : 10% d’entre eux ont fait appel à des tranquillisants ou des antidépresseurs, tandis que 21,9% ont une consommation importante, voire excessive de tabac et pour finir 5,6% d’entre eux ont une consommation importante de cannabis. Pensez vous que le cannabis devrait être utilisé comme médicament ?

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