Des étudiants américains dressent la carte de la haine sur Twitter

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Accessibles à tous et sans grandes restrictions, les réseaux sociaux sont propices aux débordements. Des étudiants de Californie ont imaginé une carte référençant les tweets racistes ou encore homophobes. Zoom avec meltyCampus.

Ils sont trois étudiants de l’université de l’Humboldt au nord de la Californie à avoir créé ce qu’ils appellent la ''carte de la haine''. Si Twitter semble être un ennemi des examens, il semble être aussi l’ennemi de la tolérance. En effet l’année dernière les trois compères avaient déjà tenté l’expérience, en comptabilisant les tweets racistes à l’intention du président des Etats Unis, Barack Obama. Alors que cette année, pour réaliser leur carte, les trois jeunes hommes ont étudié presque un an de tweet jugés répréhensibles : de juin 2012 à avril 2013. Pour être les plus précis possibles, ils ont dû se résoudre à analyser manuellement chacun des tweets. En tout, ils ont découvert 41 306 tweets contenant des termes racistes et 95 123 tweets contenant des termes péjoratifs au sujet des homosexuels. Les 3 étudiants ont même spécifié à quel groupe étaient destinées les insultes : Chink, Nigger ou encore Gook. C’est donc plus de 150 000 tweets répréhensibles qui ont été identifiés et géolocalisés, mettant ainsi en évidence des régions plus touchées que d’autres.

Des étudiants américains dressent la carte de la haine sur Twitter - photo
Des étudiants américains dressent la carte de la haine sur Twitter - photo
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Des étudiants américains dressent la carte de la haine sur Twitter - photo

Sans grand étonnement, le Sud des Etats Unis apparaît toujours comme une région conservatrice, tout comme le Mildwest qui avait été évoqué dans une affaire de racisme sur un campus de l’Ohio. Ils ont aussi pu observer que les tweets racistes avaient le plus souvent comme provenance les zones rurales. Un phénomène pouvant s’expliquer; selon eux, par la différence de démographie et des différences de pratiques sociales à l’égard de l’utilisation de Twitter. Les étudiants ont expliqué que leur démarche répondait à une volonté commune de participer au ‘’débat autour du harcèlement virtuel et la censure des discours de haine nous a poussé à remarquer que les réseaux sociaux sont devenus des courroies de transmission de propos haineux’’ nous rapportent nos confrères du Monde. L’état de Californie, d’où sont issus les trois jeunes, apparaît d’ailleurs sur la carte comme l’un des plus tolérants des Etats-Unis. Pensez vous que ce genre de carte serait utile, en France ?