Coupe du monde 2014 : Des étudiants virés de leur habitation

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Avec l’arrivée du mondial, des propriétaires ont décidé de virer des étudiants locataires pour pouvoir accueillir les touristes venus du monde entier. meltyCampus vous raconte l’histoire de ces 12 étudiants étrangers.

La coupe du monde de football 2014 permet à la FIFA d’investir pour les étudiants brésiliens, mais cet événement a aussi la conséquence de virer des jeunes de leur logement. Solange da Saliva, une Brésilienne de 50 ans, loue dans sa maison familiale, des chambres pour 12 étudiants, à Santa Teresa (petit quartier se situant dans les hauteurs de Rio de Janeiro). Entre elle et ses locataires il n'y a aucune relation d'amitié et comme elle le dit : "je ne fais pas de charité. Ici c’est mon business", devise qu'elle tient d’une main de fer. Aucune négociation de prix n’est possible. Voici plusieurs mois que cinq français, un belge, un franco-brésilien, un couple de chiliens, un italien, un américain et une norvégienne vivent dans la maison de Solange da Saliva. Malheureusement pour eux, cette dernière leur a gentiment demandé de quitter leur chambre afin d’accueillir les touristes, mais surtout l’argent. En effet, la propriétaire espère toucher 40 000 réais contre 5 000 en temps normal. Des prix raisonnables lorsqu’on regarde la tendance générale. Là bas, une chambre peut être louée entre 300 et 2 300 réais par jour, aux abords des plages d’Ipanéma et Leblon. En tout cas, les locataires de Mme da Silva devront dormir dans des tentes ou dans des hamacs installés sur la terrasse du dernier étage de la maison.

Coupe du monde 2014 : Des étudiants virés de leur habitation

Qu’importe les conditions de vie de ses locataires, la propriétaire explique que"le mondial est un événement exceptionnel. Plus aucune règle n’est applicable". Au moins, ça a le mérite d’être clair. Le site Le Monde, nous révèle que cette pratique est très répandue. En effet, des propriétaires font tout leur possible pour virer leurs locataires, comme en témoigne Maya Chombourger, franco-brésilienne et étudiante en troisième année à l’Institut d’études politiques de Paris : "il (le propriétaire) nous rend la vie impossible depuis quelques temps". Des petits malins ont décidé, pour éviter de voir leur loyer augmenter ou de se faire dégager de leur chambre, d’être indispensables pour leur proprio durant cette période primordiale. Harold Dumeurger a fait ce choix, en aidant à faire louer les cinq chambres de Rosie Noarino. Cette dernière témoigne "Harold maîtrise beaucoup mieux l’informatique que moi, il m’aide à poster des petites annonces sur les sites comme Airbnb ou Le Bon Coin". Il a donc pu conserver sa chambre au tarif habituel. Beaucoup d’étudiants partent faire leurs études au Brésil, car ce pays fait partie des destinations favorites des étudiantes des grandes écoles pour leur stage à l’étranger.