Côme, étudiant de 21 ans : "Grâce au Service Civique, j'ai trouvé ma voie" (EXCLU)

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A 19 ans, Côme ne savait pas quoi faire après le bac. Ne voulant pas s'engager directement dans les études, le Service Civique s'est avéré être une opportunité. Aujourd'hui, il nous relate sa mission de solidarité dans un foyer pour adultes handicapés.

Tu ne sais pas quoi faire de ton année ? Le Service Civique apparait comme une bonne alternative pour t'engager dans une action citoyenne, qu'elle soit dans l'environnement, la culture, l'éducation pour tous, la santé, la solidarité, le sport... Côme Devys, jeune étudiant de 21 ans, a choisi d'effectuer une mission de solidarité dans un foyer pour adultes handicapés dès l'âge de 19 ans. Aujourd'hui, il est en première année de formation d'éducateur spécialisé à Lille (la formation dure 3 ans). En exclusivité pour meltyCampus, il est revenu sur cette expérience.

Côme, étudiant de 21 ans : "Grâce au Service Civique, j'ai trouvé ma voie" (EXCLU)

meltyCampus : Tu venais d'avoir le bac L lorsque tu t'es lancé dans une mission de solidarité, qu'est-ce qui a guidé ton choix ?

Côme : Je n'avais pas envie de me lancer directement dans les études. J'avais envie de faire quelque chose de concret, et ça faisait longtemps que j'avais envie de travailler avec des personnes handicapées. Je suis allé sur le site du Service Civique et j'ai vu, dans les sections sociales, une offre. J'ai ensuite regardé les bâtiments près de chez moi avant de poser ma candidature au foyer des Robinsons (au Plessis Robinson dans le 92).

mC : En quoi consistait ta mission ?

Côme : Pendant mon service civique, j'étais intégré à l'équipe d'accueil de jour dans un foyer pour adultes handicapés. Cette unité comprenait 12 résidents vivant au sein du foyer, et une équipe de 4 éducateurs spécialisés et moniteurs éducateurs. J'accompagnais donc l'équipe éducative d'accueil de jour à animer le quotidien des 12 résidents à notre charge. J'avais d'avantage un rôle d'animateur que d'éducateur, mais ma présence quotidienne nécessitait tout de même que j'adopte aussi une posture éducative auprès des résidents.

mC : A quoi ressemblait une journée type au Foyer ?

Côme : Ma journée commençait à 9h le matin par une transmission avec l'équipe d'accueil de jour et d'internat ainsi que la chef de service. Pendant cette réunion, on se transmet les infos importantes relatives aux résidents (comportement, santé, rendez-vous médicaux et administratifs, etc.). A 10h, on pouvait commencer les activités avec les résidents (sport, promenade, travaux manuel type dessin/ poterie/ coloriage/ découpage). À 11h30, l'activité se terminait pour un groupe qui allait préparer le repas. A 12h30, c'était le début du repas avec les éducateurs et les résidents. A 13h45 et jusqu'à 14h, on faisait la transmission pour l'équipe d'internat travaillant l'après midi et la soirée. Puis de 14h à 16h, on faisait les activités d'après-midi. L'équipe d'accueil de jour (moi compris) finissait le service à 16h, l'équipe d'internat prenait ensuite la relève. Ce plan est valable du lundi au vendredi, sachant que je ne travaillais pas le week-end pendant mon service civique.

mC : Qu'est-ce que cette expérience t'a apporté ?

Côme : Pendant un an, j'ai pu m'investir dans quelque chose de concret. Souvent, dans les études, on a du mal à s'investir tandis que si on fait un service civique, on a une réelle importance au sein d'une équipe avec laquelle on travaille, on se sent plus légitime. Ca m'a apporté de l'autonomie dans les décisions que j'avais à prendre au cours de ma mission, et aussi une plus grande autonomie financière puisque j'avais une indemnisation. Mais surtout, j'ai trouvé ma voie puisque maintenant je suis en formation pour devenir éducateur spécialisé à Lille.

mC : As-tu un conseil pour les jeunes qui ne savent pas vers quoi s'orienter ou qui hésitent ?

Côme : En général, en sortant du bac, les gens vont vouloir aller dans des filières assez générales, aller en fac, en BTS ou en école de commerce, pour souvent se rendre compte qu'ils se trompent de chemin au bout de quelques années. Finalement, c'est peut-être mieux de prendre le temps pour s’engager dans une activité comme un service civique qui donne pendant quelques mois une idée de ce qu'est la vie active, tout en ayant conscience que, par derrière, il faut redémarrer les études. Mais c'est une bonne démarche d'autonomie.