Colocation : Les 15 colocs que tu auras à la fac !

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La fac, c'est le moment où beaucoup de gens se mettent en colocation (un peu) parce que ça pourrait être sympa et (beaucoup) parce que ça revient moins cher pour se loger. En coloc', oui, mais avec qui ? meltyCampus vous dresse une petite liste !

Comme nos collègues de chez BuzzFeed, on a beaucoup de choses à dire sur les colocations. Parfois, ça peut être génial, un vrai coup de foudre amical. Parfois, il faut recourir à des méthodes plus ou moins crapuleuses pour se débarrasser de son horrible coloc. Le plus souvent, vous aimez bien la personne avec qui vous partagez votre appart, même si elle a des petites manies qui peuvent vous agacer. Bien évidemment, quand on en rigole autour d'un verre, c'est facile de relativiser ce genre de défaut, mais quand vous rentrez crevé après un partiel et que votre coloc vous les brise, vous avez envie de lui éclater la tête contre un mur clouté...

Déjà, on a celui qui ne connaît rien aux 10 commandements des petits appartements. Il ne connaît rien aux appartements tout court, en fait. Dans sa tête, la saleté disparaît par magie, sa vaisselle se fait toute seule, son linge se fait régulièrement la malle pour aller prendre un bain dans la laverie du quartier, bref le concept du rangement lui est complètement étranger. Sauf que dans l'appart que vous partagez avec lui, sa maman n'est pas là pour le couver (encore heureux), du coup c'est toujours le bordel.

Évidemment, l'extrême inverse n'est pas plus souhaitable : il n'y a rien de plus insupportable qu'un maniaque. Enfin si, il y a plein de choses plus insupportables, comme figurer sur les pires photos de soirée de l'année et le découvrir quand le recruteur pour votre job de rêve vous le signale. Simplement, au quotidien, lui, il est là, et les choses plus insupportables que lui non. Le pire c'est quand vous reposez un truc à son emplacement habituel et qu'il se lève pour le décaler de trois millimètres sur la gauche en vous lançant un regard noir.

Ensuite, vous voyez les choses que vous apprendrez sur le sexe à la fac (si vous ne voyez pas, vous comprendrez quand vous serez grand) ? Lui devait déjà les connaître en maternelle. En fait, c'est probablement la réincarnation du type qui a écrit le Kamasutra. Enchaîner les coups d'un soir, vous n'avez rien contre sur le principe, mais d'une part ils sont toujours très bruyants, et d'autre part c'est vous qui devez gérez les gens furieux et/ou en pleurs qu'il a largués comme de vieille chaussettes. Vous n'êtes pas son secrétaire du cul, bon sang.

Reparlons des extrêmes inverses. On peut être vierge à la fac, bien évidemment (franchement, imaginez si c'était interdit : glauque). Et on peut, de manière tout aussi évidente, ne pas l'être. Chacun dans son slip et les cochons seront bien gardés. Une chose simple que votre coloc n'a pourtant pas comprise. Il vous reproche sans arrêt de ne pas vous respecter, de vous vautrer dans la débauche, bref d'être une traînée ou un porc libidineux. Vous commencez à en avoir plus que marre de ses jugements permanents sur votre façon de vivre. Est-ce que vous, vous faites des commentaires sur sa collection de ceintures de chasteté ?

Il y a les mensonges que disent tous les étudiants, et puis il y a ceux que te raconte ton coloc pour justifier qu'il te copie en tout. Mêmes vêtements, même coupe de cheveux, même façon de parler. Vous essayez de vous dire que c'est un peu mignon, cette admiration qu'on ne retrouve d'habitude que chez les enfants de moins de douze ans. Sauf qu'au bout d'un moment il vous stalke dans les magasins pour acheter les mêmes trucs que vous. Vous songez à faire le plein de paquet de cacahuètes et à les manger devant lui avec un grand sourire sadique : il est mortellement allergique, copiera, copiera pas ?

Remarquez, l'avantage du coloc copieur, c'est qu'il vous laisse vos affaires. Parce que le coloc voleur, lui, il ne s'embête pas à utiliser son argent pour tenter de vous ressembler. Votre t-shirt lui plaît ? Il le prend. Bien sûr, il finit par vous le rendre, parce que ce serait un peu voyant sinon. Lui prétend qu'entre potes, on peut bien se prêter des affaires. C'est vrai, mais il faut demander avant : quand il vous "emprunte" vos seules chaussures de marche et qu'il part se balader avec le jour de votre rando en pleine montagne, ça vous énerve. Logique.

Pire que le coloc copieur, il y a le coloc dragueur. Un jour, vous avez mis vos sous-vêtements à sécher sous ses yeux (en même temps, il n'y a qu'un seul étendoir dans l'appart). Depuis, il s'est mis en tête de revoir ce slip bleu, mais avec vous dedans, prêt pour une partie de jambes en l'air torride. Du coup, il n'arrête pas : allusions douteuses, verres d'alcool offerts avec un sourire suspect (surtout depuis qu'il a lu que les fraternités mettent de la drogue du viol dans leur punch), cadeaux malvenus sont votre quotidien.

Enfin, à tout prendre, vous le préférez au coloc qui n'est pas amoureux de vous mais de ces petites choses jaunes, plates et collantes. Des post-it, voilà. Il en met partout, et rarement pour vous faire rire. Vous prenez une tomate dans le frigo ? C'était SA tomate et il va laisser des messages à ce sujet toute la semaine : "qui vole un œuf vole un bœuf, la prochaine fois tu me prendras quoi ? Mon ordinateur ?!". Vous vous laissez emporter un soir avec votre petit(e) ami(e) ? Vous trouvez un "les bruits d'animaux, c'est mieux au zoo, merci" épinglé sur la porte. Épuisant.

Il y a des raisons qui font que vous ne voulez pas vous engager dans une relation, et parmi elles, il y a l'exemple de votre coloc. Lui et sa moitié ne sont pas fusionnels, oh non, ça va bien au-delà de ça. Par exemple, vous ne vous rappelez plus de la dernière fois où ils n'étaient pas collés-serrés. Ils se sont inscrits dans le même cursus pour être ensemble. Vous posez une question, ils vous répondent à l'unisson, comme les jumeaux flippants des films à regarder pour Halloween. Vous vous demandez même s'ils ne s'observent pas faire pipi plutôt que de se séparer le temps de l'opération. En attendant, le coloc bonus, vous vous en seriez bien passé.

Le cannabis consommé toutes les semaines modifie le cerveau, paraît-il. Avec tout ce que s'envoie votre coloc, il faudrait l'expédier d'urgence dans un centre médical pour vérifier si le kilo d'honnête matière grise qu'il devrait avoir dans le crâne ne s'est pas transformé en confiture de fraises ou en space cake. Il fait ce qu'il veut, mais l'odeur finit par vous gêner, surtout quand vos parents viennent vous voir (note aux naïfs : ils connaissent cette odeur, vous savez, eux aussi ont été jeunes).

Bon, au moins, lui, vous savez qu'il est là et vous pouvez lui parler (même si en général il vous explique qu'il fait caca des papillons et que le plafond s'est transformé en Donald Duck). Parce que le coloc fantôme, vous avez l'impression qu'il n'est jamais à l'appart jusqu'au moment où vous vous rendez compte que le petit bruit, ce ne sont pas les canalisations mais lui qui regarde des vidéos sur son ordi toute la journée. Il ne sort pas, il ne vous parle pas, vous finissez par vous demander si ce n'est pas un authentique mort-vivant accro à Netflix.

Et puis il y a le coloc vantard, celui qui vous fait regretter le coloc junkie qui racontait n'importe quoi et le coloc fantôme qui ne racontait rien du tout. Le coloc vantard trouve tout ce qu'il fait extraordinaire et il vous le fait savoir, plus ou moins subtilement. S'il déniche un coup d'un soir, il passe une heure à vous donner des conseils pour pécho en soirée étudiante comme s'il était spécialiste. Vous connaissez son bulletin de notes sur le bout des doigts, vu que les notes en question sont bonnes. Vous avez aussi appris qu'il redoublait et s'était fait larguer comme une crotte, mais il a l'air de tellement tenir à ses énormes chevilles que vous n'avez pas le cœur de lui dire.

Dans la même veine mais en pire, il y a celui qui se vante aussi mais dans l'optique de vous rabaisser. Il ne se sent bien que s'il se croit mieux que quelqu'un d'autre et vous en faites les frais. Il est musclé ? Il vous tend un flyer d'une salle de sport avec un regard condescendant en direction de votre début de bide. Il sait que vous avez échoué à un partiel que lui a réussi ? Il répète en boucle que c'était incroyablement facile. Vous lui tapez dessus avec un poing américain rouillé ? Il vous dit que lui n'aurait jamais cédé à la violence, et qu'il enterre beaucoup mieux que vous des corps dans la forêt. Imbuvable jusqu'au bout.

On reprend un extrême inverse ? Il y a le coloc trop gentil. C'est beaucoup mieux, oui, mais ça a ses inconvénients : il dit oui à tout, range à votre place et vous achète même votre saucisson préféré alors qu'il ne mange pas de porc. Au bout d'un moment, vous êtes mal à l'aise : vous devez le prendre de vitesse pour nettoyer, ne pas lui proposer un truc qu'il déteste sinon il va se sentir obligé d'accepter... Vous avez bien essayé de lui expliquer que ça ne sert à rien de se comporter comme une serpillère trop serviable, mais peine perdue.

Et puis, bien évidemment, le pire de tous les coloc, c'est celui qu'on ne trouve pas. Vous avez un budget ridicule pour vous loger, impossible de louer un appart digne de ce nom tout seul. Vous avez épluché toutes les petites annonces que vous avez trouvé mais personne ne vous répond. La rentrée va commencer, vous squattez chez un pote qui commence à vous faire de sérieuses allusions sur la date, très prochaine, il en est sûr, de votre départ. Bref, vous êtes dans le caca, et vous maudissez ce coloc qui a le mauvais goût de ne pas exister !

Source : buzzfeed.com