Cette étudiante veut venir en aide aux enfants esclaves !

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Urmila Chaudhari a été esclave pendant 12 ans. Aujourd'hui scolarisée, elle veut étudier le droit pour venir en aide aux autres fillettes vendues comme domestiques au Népal.

C'est le genre d'histoire qui nous rappelle combien l'éducation est précieuse. Urmila Chaudhari est une népalaise de 26 ans. Si cette jeune femme à la voix douce est encore en classe de Terminale, c'est parce qu'elle n'a jamais eu la chance d'aller à l'école. Lorsqu'elle a six ans, son père tombe gravement malade. Pour payer les 53 dollars du traitement médical, ses parents la cèdent à une riche famille de Katmandou. Urmila est devenue une "Kamalari", un terme népalais qui désigne une esclave domestique. La jeune femme témoigne devant la caméra d'iTélé à l'occasion de la journée des filles, le 11 octobre 2015. Bonne à tout faire, la petite fille nettoie, cuisine et s'occupe d'enfants du même âge qu'elle. "Je les emmenais à l'école, mais ils ne portaient pas leurs sacs. C'était moi qui portais leurs cartables, un derrière et l'autre devant" raconte-t-elle. Il n'est pas question pour elle d'aller à l'école. "Ils disaient, si tu vas à l'école qui s'occupera de la maison ? Tu n'as pas besoin d'aller à l'école. Qui payera ton éducation ?" relève Urmila.

Cette étudiante veut venir en aide aux enfants esclaves !

Les maîtres ne la battent pas, mais se gardent bien de la laisser s'instruire. Ils ne lui versent aucun salaire non plus. Depuis 2006, le Népal a interdit le système des Kamalari. Un jour, Urmila reçoit une rare permission pour aller voir sa famille. Dans son village, elle apprend que sa situation est illégale. Elle décide de ne plus remettre les pieds chez son ancienne employeuse. "Elle a bien essayé de me récupérer. Elle me harcelait au téléphone, mais j’ai tenu bon" explique la jeune femme. A 17 ans, Urmila entre pour la première fois à l'école avec l'aide de l’ONG Plan International. Aujourd'hui, notre étudiante veut étudier le droit pour devenir avocate, et défendre la cause des Kamalaris. Un motif de plus à ajouter aux 5 bonnes raisons de s'inscrire en fac de droit. Il existerait encore 12 000 petites filles victimes de ce système d'esclavage moderne au Népal. Que pensez-vous de ce témoignage ?

Source : iTélé