Cet Anglais utilise son prêt étudiant pour devenir trader !

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Se lancer dans les études revient à investir pour l'avenir. Cet étudiant anglais n'a pas eu la patience d'attendre. Il a utilisé son prêt étudiant pour devenir trader !

L'avenir des étudiants outre-Manche est obscurci par la dette. Outre le prix élevé des études, le gouvernement réfléchit même à transformer les bourses en prêts étudiants. Depuis la rentrée 2012, vous devez compter environ £3 250 (environ 4 442 euros) pour une année de licence à la fac publique. Les tarifs montent jusqu'à £9000 (environ 10 165 euros) pour une année de master. La plupart des étudiants n'ont pas autant d'argent à leur disposition quand ils se lancent dans les études. Ils font comme leurs camarades américains, ils se tournent vers des organismes de prêt étudiant. Elijah Oyefeso (21 ans) a choisi cette solution... sauf qu'il a décidé d'abandonner en cours de route pour devenir agent de change. C'est le terme français correct pour trader. Originaire du quartier de Camberwell (sud-est de Londres), Elijah s'inscrit en business management à l'université de Buckingham. Très vite, il abandonne pour se lancer dans la spéculation boursière avec l'argent de son prêt étudiant. Un pari risqué, mais qui se serait révélé payant. Au Daily Mail, le jeune homme affirme gagner entre £20 000 and £30 000 (entre 27 300 et 41 000 euros) les "mauvais mois". Il n'est pas peu fier de révéler que "les bons mois, c'est entre £70 000 et £80 000."

Cet Anglais utilise son prêt étudiant pour devenir trader !

Tout cet argent part principalement dans l'appartement chic qu'il loue (£5000 de loyer mensuel), dans des montres de luxe et des voitures de sport. "Quand vous travaillez dur, vous ne regardez pas les étiquettes des prix. Vous vous offrez ce qui vous plaît, c'est tout" dit Elijah. L'ex-étudiant n'a ni diplôme ni assurance réelle sur l'avenir. Il ne s'en soucie guère, tant que la conjoncture lui est favorable. Après trois années à miser sur les cours de la bourse, Elijah estime avoir acquis assez d'expérience pour savoir "quand s'arrêter". Son travail ne lui prend que quelques heures dans la journée. Le jeune homme a rompu avec les anciennes connaissances du quartier où il a grandi. Selon lui, ils étaient jaloux de son succès. "Ils ont toujours vécu au même endroit, ils sont allés à l'école au même endroit et ils ne bougent pas de là où ils sont. Ma mère elle, est arrivée seule d'Afrique de l'Ouest. Elle avait à peine 100 livres en poche !" souligne-t-il. Les sciences économique lui ont servi d'ascenseur social. Elijah souhaite maintenant aider les autres à réaliser leurs rêves. Sur internet, il enseigne les bases de son métier. Dans l'immédiat, il a pour projet de construire une maison à sa mère dans son pays natal. "Je ne le lui ai pas encore dit. Ce sera une grande maison, au moins 5 salles de bain !" précise-t-il. Quand on aime, on ne compte pas. Que penses-tu de son histoire ?

Source : The Daily Mail