Canada : Ebola : Les étudiants privés de voyages à cause du virus ?

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L'université d'Ottawa cède à la panique et déconseille à ses étudiants de se rendre dans les pays touchés par le virus Ebola. Cette mesure a profondément offusqué les membres de l'Association des étudiants de l'Afrique de l'Ouest.

Lorsqu'un virus aussi médiatisé et dangereux qu'Ebola se propage, quel est le rôle que doit tenir l'Etat ? Comment protéger sa population sans en stigmatiser une autre ? Le gouvernement vient de prendre la décision d'imposer à toutes les personnes ayant séjourné en Guinée, en Sierra Leone ou au Liberia au cours des trois dernières semaines de se présenter aux autorités de santé publique à leur retour. Ils doivent également s'autosurveiller pendant 21 jours, soit la période d'incubation de la maladie nous informe radio-canada.ca. De plus, l'université d'Ottawa recommande à ses étudiants, ainsi qu'à ses employés d'éviter de se rendre dans ces pays pendant les congés d'hiver qui arrivent. Les membres de l'Association des étudiants de l'Afrique de l'Ouest ont directement réagit à cette recommandation qui incite les préjugés et stéréotypes à leur encontre. "On est africain ,mais on est pas des virus" s'insurge Aïssa Touba, étudiante faisant partie de l'association.

Canada : Ebola : Les étudiants privés de voyages à cause du virus ?

S'informer du problème sanitaire est une chose mais de là à soutenir l'idée selon laquelle se rendre dans ses pays est dangereux semble extrême, particulièrement pour les étudiants de l'ouest qui souhaitent retrouver leurs familles pendant les vacances. L'université d'Ottawa refuse d'entrer dans une polémique avec l'association et soutient qu'elle souhaite seulement informer les étudiants des risques qu'ils pourraient courir de se rendre dans ces pays. Néanmoins, la décision du Canada de cesser de délivrer des visas pour les ressortissants étrangers qui se sont rendus en Guinée, en Sierra Leone ou au Liberia n'est pas vraiment défendable selon le professeur de droit de l'université Steven Hoffman. Il affirme que "ces restrictions n'aident personne. Elles vont à l'encontre du droit international". Pourtant, le Canada n'est pas le seul pays à promouvoir cette tendance. L'université de Navarro au Texas a rejeté des postulants africains par peur du virus récemment. Cette mesure à déjà causé des ennuis à des étudiants qui souhaitaient venir étudier au Canada cet hiver. Cette décision du gouvernement canadien à été vivement critiqué par l'Organisation Mondial de la Santé (OMS).

Source : http://ici.radio-canada.ca/