Bizutage : Violences sexuelles dans un internat d'excellence !

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Les garçons de l'internat d'excellence de Montpellier s'amusaient à enfoncer des stylos entre les fesses d'un camarade. L'enquête est en cours.

Les internats d'excellence ont été créés en 2008, dans le cadre du Plan Espoir Banlieue. Ces établissements sont destinés aux jeunes défavorisés, afin de leur offrir un environnement favorable pour réussir leurs études. Il existe 45 internats d'excellence destinés aux élèves boursiers sur le territoire français. Les conditions de travail sont supposées y être optimales, mais le bizutage n'a pas disparu pour autant. Les faits se sont déroulés à l'internat d'excellence de Montpellier (Hérault). Vendredi 9 octobre 2015, une lycéenne découvre une vidéo très dérangeante sur son téléphone portable. Selon le Figaro, elle avait prêté plus tôt l'appareil à un condisciple. Dans la vidéo, quatre garçons de 15 ans s'amusent à enfoncer des stylos entre les fesses d'un de leurs camarades. Une "distraction" moitié scatophile moitié agression sexuelle, comme au lycée d'Annecy. Choquée, la jeune fille alerte la proviseure du lycée, qui prévient la brigade des mineurs.

Sur place, les policiers interrogent les 28 élèves. Ils identifient six garçons, tour à tour "auteurs et victimes " de cette brimade. "Pour eux, c'était visiblement plutôt un jeu. Et il n'y a eu aucun acte de pénétration sexuelle" a déclaré le procureur de la République, Yves Micolet. S'il prend l'affaire très au sérieux, le Procureur écarte tout soupçon de viol. "Ce sont des images de mauvaise qualité sur lesquelles on ne voit pas grand-chose, mais on n'a pas le sentiment d'avoir là une victime traumatisée ou apeurée. On est plutôt dans les rires gras d'adolescents" explique-t-il. Aucun jeune ne souhaite pour le moment porter plainte. L'enquête devra déterminer s'ils étaient sincères dans leur bêtise, ou s'ils se taisent en vertu de la loi du silence. En France depuis 1998, le bizutage est un délit puni de six mois de prison et de 7 500 euros d'amende. C'est interdit, même si le bizut est consentant. De leur côté, les parents ont réagi par l'affolement. Le bizutage n'a pas tourné à la torture mortelle comme aux Etats-Unis, mais l'interdiction sert justement à éviter les dérapages plus graves. Avez-vous déjà été témoin d'un bizutage ?

Source : Le Figaro