Bizutage : 4 étudiants de Dauphine au tribunal

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Suite à un bizutage, le 25 octobre 2011 qui consistait à graver, avec l’aide d’une capsule de bière, "Japad" en lettre de sang dans le dos d’une étudiante, quatre jeunes de Dauphine passent en procès aujourd’hui, 2 juin 2014.

Les faits remontent au 25 octobre 2011 dans les locaux de Paris Dauphine. Afin d’intégrer un étudiant dans "la Jeune association pour la promotion des activités à Dauphine" (Japad), un des membres de cette association a gravé, avec une capsule de bière, les initiales "Japad" en lettres de sang, sur le dos du candidat afin de l’intégrer. Ce dernier, avait préalablement reçu des coups de pied dans les côtes, pour ensuite être mis à genou, torse nu et pantalon baissé, en étant attaché avec un manche à balais les mains derrière les épaules, d’après les informations relayées par Le Figaro. Une sororité étudiante avait elle préféré obliger des hommes à manger des croquettes pour chien, en guise de bizutage. La victime, alors âgé de 18 ans pendant les faits, s’était préalablement inscrit "Japad" sur le torse, et sur le dos le nom d’une autre association avec une flèche vers les fesses. En tout cas, quatre jeunes étudiants de Dauphine passent aujourd’hui, 2 juin, devant le tribunal correctionnel de Paris.

Cependant, un des prévenus a fait valoir une question prioritaire de constitutionnalité sur l’article du code pénal, réprimant le bizutage. Ce qui aurait pour conséquence, si sa requête est acceptée, de mettre fin à l’audience. En tout cas, les quatre étudiants sont accusés de violence volontaire aggravée. Suite à cette mésaventure, ce dernier avait porté plainte dès le lendemain matin. Selon l’avocat d’un des accusés, il ne s’agit absolument pas d’un bizutage, mais juste d’un "entretien de recrutement". Toujours d’après lui, cette pratique, dont a été victime l’étudiant, est vieille de 30 ans et jusqu’alors personne ne s’était plaint. Quoi qu’il en soit, il semblerait que tout le monde veuille oublier cette histoire, victime comme accusés. En tout cas, ces faits ne sont pas rares, car même Mélanie Laurent a connu le bizutage.