Université Montpellier III en faillite : La lutte continue contre Geneviève Fioraso

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Anne Fraïsse, la présidente de l'université de Montpellier III, s'est exprimée devant ses étudiants pour expliquer sa décision de fermer l'antenne de Béziers dès la rentrée 2014. Zoom avec meltyCampus.

On l'a vu depuis l'annonce de la fermeture du site de Béziers, il y a quasiment un mois, rien ne va plus entre l'université de Montpellier III et la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso. En effet, la présidente de Montpellier III a annoncé un plan drastique pour faire face au déficit budgétaire de sa faculté, avec notamment la fermeture du site de Béziers qui contraint plus de 700 étudiants à poursuivre leurs études ailleurs. Il n'y a pas moins d'une semaine, Anne Fraïsse publiait une tribune dans Libération dans laquelle elle accusait la ministre de fermer les yeux sur les difficultés financières que rencontrent les universités françaises. De son coté, Geneviève Fioraso soutient que le site de Béziers ne fermera sans pour autant apporter des solutions et des réponses concrètes. Dernièrement, les étudiants ont manifesté afin qu'on prenne en considération le problème de leur faculté. Ils ont même été reçus au rectorat. Mais le rendez-vous s'est soldé sur un échec. En effet, ils ont entendu de "belles paroles mais pas de solutions concrètes", comme le soulignait l'un des membres de la délégation étudiante de Paul-Valéry.

Dans cette lutte qui n'en finit pas, la présidente de l'université de Montpellier III a tenu à s'exprimer pour la première fois devant ses étudiants. Comme le rapporte le site de Libération, elle annonce d'emblée à ses étudiants : "Je sais ce que vous voudriez que je vous dise mais je ne compte pas faire une promesse que je ne pourrais pas tenir". Dans son discours, elle leur a expliqués, à travers des documents officiels du ministère, que Paul-Valéry est l'université la plus pauvre de France "en terme de budget par étudiant". Elle a critiqué l'attitude du gouvernement, en particulier de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche qui ne cesse d'affirmer que le site de Béziers ne fermera pas. "Nous sommes dans une lutte. Elle sera difficile, ne se réglera pas en quelques jours. Je vous demande courage, patience et loyauté envers votre université car la ministre, elle, ne lâchera pas". Quand un étudiant lui demande quels sont les moyens pour lutter. Elle répond par "Etre ensemble pour obliger la ministre à tenir ses engagements". L'avenir de la faculté ne sera pas fixé avant fin décembre. En attendant, la colère des étudiants ne désemplit pas.

Université Montpellier III en faillite : La lutte continue contre Geneviève Fioraso - photo
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