La police ivoirienne met fin à une manifestation étudiante

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A Abidjan, les étudiants ont manifesté pour réclamer plus de moyens au gouvernement d'Alasssane Ouattara. Des débordements ont fait pas moins de cinq blessés Plus de détails avec meltyCampus.

Alors que le premier ministre ivoirien était reçu à Paris il y a quelque temps, lundi les étudiants de l’université de Felix Houphouët-Boigny d’Abidjan ont reçu, pour un colloque, le ministre de l’Enseignement supérieur, Ibrahima Cissé Bacongo. Les jeunes ivoiriens ont profité de cette occasion pour manifester. Ils étaient près d’une centaine à s’être rassemblés pour faire entendre leur voix, et réclamer de meilleures conditions de scolarité. Les étudiants dénoncent un manque de place, d'équipements et montrent du doigt l'insuffisance du réseau de transports publics desservant le campus. Les étudiants remontés ont scandé aux fenêtres du colloque des ‘’ Bacongo voleur’’ ‘’Bacongo menteur’’, puis des jets de pierre sont survenus. La police, évidemment présente lors du déplacement, a riposté avec des bombes lacrymogènes qui ont dispersé la foule, mais dans le même temps elle a attaqué physiquement les étudiants faisant au moins cinq blessés. L’université qui a ouvert il n’y a même pas un an (septembre 2012), subit les contre coups de la crise politique de ces dernières années, malgré la volonté du nouveau président Alassane Ouattara .

Effectivement le pays a investi beaucoup d’argent pour rénover l’université , qui est aujourd’hui l’une des plus importantes de Côte d'Ivoire, mais les étudiants accusent le ministre d'avoir gardé la somme de 110 milliards de Francs CFA (167 millions d'euros) pour ses propres comptes. A son inauguration le président avait pourtant déclaré qu’elle représentait un ‘’départ nouveau’’, souhaitant rivaliser avec les universités du Maghreb, au top de l'Afrique. Il faut aussi préciser que cette université a été pendant près d’une décennie, un lieu de danger et de tourmente où la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) y régnait sans pitié jusqu'à la chute du président Laurent Gbabo. Pensez vous qu'un ''printemps africain'' serait possible ?