4L Trophy : le témoignage de Céline, ancienne participante !

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Le 4L Trophy 2015 commence dans quelques mois, et les candidats sont en plein dans leurs préparatifs. meltyCampus a interviewé Céline, qui y a participé l'an dernier, pour vous donner un aperçu de ce que c'est de vivre la course !

Céline est une étudiante de 24 ans en dernière année à l'Ecole Supérieure d'Ostéopathie (ESO) à Champs sur Marne (77). Elle n'avait jamais entendu parler du 4L Trophy quand un jour, par hasard, elle a regardé un documentaire sur le sujet à la télévision. "L'émission m'a donné envie de participer, et une amie était aussi motivée", explique-telle. Elle a trouvé la préparation difficile : "c'est dur de trouver des sponsors". Elle et sa coéquipière, Stéphanie, ont réussi à réunir l'argent en faisant appel à leurs familles, à des petites entreprises ("ce sont elles qui sont les plus généreuses, pas les grands groupes", précise Céline) et en vendant des crêpes dans leur école. N'oubliez pas de bien réfléchir aux moyens de se préparer pour la compétition.

4L Trophy : le témoignage de Céline, ancienne participante !

Céline a d'excellents souvenirs du raid, comme pour l'expérience de Maxime dont on vous avait parlé. "C'est une aventure géniale", dit-elle, "le vivre est différent de ce qu'on imagine". Quand elle et son Stéphanie sont arrivées au Maroc, elles sont passées par de petites villes, entourées de bidonvilles, un monde différent de ce qu'elles connaissaient. Elles ont découvert une nouvelle culture, où les gens sont très accueillants, beaucoup plus qu'en France. "On suivait une piste en plein désert, on était autonomes, et en même temps il y avait des soirées, l'ambiance était géniale", raconte Céline. Il y avait quand même quelques moments pénibles dus au manque d'hygiène, il n'y avait évidemment rien pour se doucher ni aller aux toilettes et il fallait se débrouiller, "mais ça fait partie de l'aventure". France 2 a suivi son équipe pour un reportage, vous pouvez voir la vidéo ci-dessous !

Quand elle est revenue chez elle après la course, ça lui a pris "15 jours – 3 semaines pour [s]e réhabituer à la vie en France". Le raid a changé sa façon de voir les choses : "on découvre la précarité, ça ouvre les yeux sur les choses essentielles, on fait moins attention aux détails". Elle a aussi appris à se débrouiller davantage par elle-même. Dans le désert, on ne peut pas compter sur les autres pour faire les choses à notre place, on est en autonomie complète. Certes, un étudiant sur deux travaille pendant ses études mais rares sont ceux qui sont entièrement indépendants, et cette expérience a beaucoup apporté à Céline qui qualifie la course – entre autres – de "dépassement de soi".

4L Trophy : le témoignage de Céline, ancienne participante !

Ce qu'elle conseille aux futurs participants est de "surtout bien préparer la voiture". Il vaut mieux ne pas hésiter à y mettre le prix plutôt que de n'acheter qu'un modèle en mauvais état en se disant qu'on pourra bien le retaper. Pour beaucoup d'étudiants, le bricolage fait partie des 10 trucs qu'on aurait bien aimé apprendre à la fac ! Céline avait une "Renault R6, plutôt grande, avec un bon aménagement intérieur […] c'est important d'être bien organisé et, dans le désert, la voiture se salit vite". En effet, les candidats stockent leurs provisions et autres objets importants dans la voiture, et parfois y dorment. "Il faut aussi prendre son temps et connaître ses limites". Ceux qui veulent rouler trop vite à travers la France et l'Espagne n'atteignent en général jamais le Maroc. "Participer n'est pas donné à tout le monde", conclut l'étudiante. Il faut savoir être résistant et posséder une motivation sans faille. Motivation que Céline possède puisqu'elle sera de nouveaux dans la course en 2015, mais cette fois en tant qu'ostéopathe (l'ESO a un partenariat avec le 4L Trophy et la Croix-Rouge) pour assister les candidats. On lui souhaite un bon voyage !