Job étudiant : 10 choses qui prouvent que tu es barman depuis bien trop longtemps !

Servir des verres, agiter des shakers, rentrer à cinq heures du matin avec le premier métro, c'est comme une seconde nature pour toi ? meltyCampus te liste les indices qui prouvent que tu devrais te trouver un autre job que barman.

Les problèmes des jobs de nuit, tu les connais par cœur, en premier lieu le fait de devoir bosser devant les autres qui s'amusent, eux. Tu as tout vu, tout connu ? Comme BroBible, on trouve qu'il serait peut-être temps de servir ton dernier cocktail ! À moins, bien sûr, que tu ne sois étudiant en sociologie et que le sujet de ton mémoire soit le comportement des gens alcoolisés. Tu aurais peut-être dû choisir le comportement des gens sur des îles exotiques. L'occasion d'aller voir des gens riches en leur demandant s'ils peuvent te payer un séjour dans un hôtel de luxe, pour la science. Quoi ? Ça peut marcher ! On a déjà vu des choses plus bizarres. Lisez donc les pires messages Tinder.

Déjà, tu connais par cœur une liste hallucinante de cocktails, pour tout. Le top 6 des cocktails que tu peux faire pour pécho, ça te fait doucement ricaner. Toi, tu pourrais écrire un livre entier sur le sujet. tu connais TOUT. Tu as même une boisson à ton nom dans le bar où tu bosses. C'est fait avec des pommes. Enfin, surtout des pommes. Quand les gens en boivent, ils se mettent à marcher au plafond, et s'ils prennent deux verres, ils s'envolent. Personne ne connaît ton secret.

Ensuite, les excès qui donnent matière aux pires photos de soirée, tu connais par cœur aussi. Tu sais exactement, en fonction de leur sexe et de leur corpulence, au bout de combien de verres les clients vont commencer à régresser mentalement, se comporter comme des gamins de l'école primaire sous acide, puis comme des bébés qui marchent à peine, puis comme des nouveaux-nés incapables de faire autre chose que hurler et se faire dessus. Là, en général, ils s'arrêtent de boire, vaincus. Mais pas toujours. Toi, tu sais ce qui se passe s'ils continuent à régresser, mais les gens ne sont pas prêts à entendre la vérité. Secret de barman.

Il y a aussi ce réflexe que tu as quand quelqu'un dit "il n'y a pas assez d'alcool dans mon verre". "Dans un BAR on met TOUJOURS la même quantité d'alcool dans le verre parce que c'est la P*TAIN de LOI. Un verre = une unité d'alcool. C'EST COMPRIS ?", tu dis. Tu as tellement l'habitude que tu es devenu capable de prononcer les majuscules. Puis tu regardes autour de toi : tu es chez un pote, c'est une soirée entre amis et Josette-André peut bien charger son verre de vodka si ça lui dit. Le binge-drinking peut causer de graves séquelles, mais ce n'est pas ton problème.

D'ailleurs, Josette-André, c'est tonmeilleur ami alcoolo qui devrait savoir que tu n'es pas sa mère. Tu as développé un don pour disparaître au bout de son dixième verre. T'occuper des gens bourrés, tu fais ça tout le temps, souvent en leur envoyant ton coup de pied au c*l spécial qui les éjecte du bar et les expédie directement dans la cellule de dégrisement du poste de police le plus proche. Il est hors de question que tu t'occupes de gens trop imbibés sur ton temps libre. Dixième verre de Josette-André ? Hop, disparu, tu te transfères au grenier, très pratique pour qu'on ne te retrouve pas puisque chez tes potes, qui vivent tous dans des appartements, il n'y a pas de grenier. S'il faut provoquer des failles spatio-temporelles pour qu'on ne vienne pas t'emmerder, très bien. Tu gères.

Tu es aussi devenu polyglotte. C'est bien connu, les bars et autres restaus emploient beaucoup d'étrangers (pour pécho un étudiant Erasmus, chercher parmi des serveurs), légalement ou non. En plus, ils restent rarement longtemps. Pour tuer le temps, tu leur demandes de parler dans leur langue, et à force, tu apprends des trucs, puis encore plus de trucs, et tu te retrouves à parler 15 langues. C'est pratique. Par contre, tu t'es aperçu que ce que t'a appris ce mec discret à la plonge, celui avec les yeux rouges bizarres, c'est du latin. Il ne parlait qu'en latin, parfois en grec ancien ou en hébreu. Comment c'était, son nom ? Ah oui, Antéchrist. Drôle de type.

De toute façon, quand on travaille dans un bar, on voit toutes sortes de gens bizarres, comme celui qui s'endort dans un urinoir à chaque soirée trop arrosée. S'il n'en trouve pas, il se met à faire pipi partout, du coup tu en gardes un sous le bar pour éviter d'avoir à nettoyer. À force, tu es tellement habitué aux bizarreries que plus rien ne te choque. L'autre jour, à la banque, il y a eu un braquage, un truc très ordinaire et ennuyeux par rapport à ce que tu vois d'habitude. Devant ton regard lassé, le braqueur est parti en pleurant, vu que même avec un flingue, personne ne s'intéresse à lui. Tu as eu un peu pitié.

Il n'y a que tes collègues qui peuvent te comprendre, c'est comme une seconde famille. Ensemble, vous pouvez discuter des meilleurs mauvais buveurs du coin. Avec eux, tu peux enfin parler boulot, parce que quand tu essaies avec tes potes qui n'y connaissent rien, vous vous heurtez à un mur d'incompréhension. Tu ne leur en veux pas : toi non plus, tu ne piges rien à ceux qu'il font, d'autant qu'ils ont les métiers les plus bizarres que tu connaisses. Renifleur d'aisselles pour tests de déodorants ? Sérieusement ?

Pour t'occuper, tu participes à des concours de techniques pour servir des rails de shots. Le but est d'être le plus spectaculaire possible. Tu gagnes presque à chaque fois, vu que tu es capable de lancer cent verres en l'air, de les remplir et de les faire retomber proprement sur la table. Les seuls fois où tu arrives deuxième, c'est quand Jean-Raoul du Tambour Rafistolé, le meilleur bar mal famé de Paris, décide de participer. Lui est capable de servir des shots dans dix bars différents. En même temps.

En fait, tu connais tellement tous les trucs de barman que tu es à deux doigts d'être admis dans leur association secrète, et ça t'inquiète parce que tu sais déjà faire des trucs incroyables et tu n'as pas trop envie de savoir quels secrets tu ne connais pas encore. En plus, ils doivent porter une cagoule ridicule, pour qu'on ne les "reconnaisse pas", et ça abîmerait ta coiffure. La théorie du complot attire de plus en plus d'étudiants, à raison. Toi, tu sais que ce n'est pas une théorie mais la réalité, du moins en ce qui concerne l'alcool et les patrons de bar.

Source : brobible.com